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La présidente de la Confédération Eveline Widmer-Schlumpf s'est exprimée pour la première fois sur le redimensionnement annoncé par UBS. "Je salue cette décision", a-t-elle indiqué mercredi soir lors d'une conférence à Berne.

"Nous avons mené une discussion en profondeur à propos du too big to fail en Suisse. Et l'un des aspects de ce débat portait sur les banques d'affaires", a dit la conseillère fédérale. Le fait qu'UBS agisse en ce sens et de son propre chef est par conséquent appréciable.

Certes, chaque perte d'emploi est regrettable, mais dans ce cas, la restructuration était indispensable, a précisé la ministre des finances jeudi dans l'émission de la radio publique alémanique DRS "HeuteMorgen".

Rétablir la réputation

Il faut comparer la situation des grandes banques à l'époque où elles ne s'étaient pas encore lancées de manière massive dans la banque d'investissement. Pour les personnes concernées, c'est tragique, a reconnu Mme Widmer-Schlumpf. Mais pour le système, c'est absolument nécessaire.

La restructuration des grandes banques réduit les risques d'une nouvelle intervention de l'Etat. En outre, les banques elles-mêmes vont profiter de ce nouveau virage en rétablissant leur réputation, a relevé Mme Widmer-Schlumpf.

Pour mémoire, UBS a annoncé mardi la suppression de quelque 10'000 emplois au sein du groupe, dont environ 2500 en Suisse, principalement à Zurich. La mesure s'inscrit dans la volonté de la première banque helvétique de redimensionner à la baisse la taille de sa division banque d'affaires.

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ATS