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Explosion dans une gare: au moins trois morts et 79 blessés

Ce contenu a été publié le 01 mai 2014 - 03:40
(Keystone-ATS)

Le bilan s'est aggravé après l'explosion qui s'est produite mercredi dans une gare d'Urumqi, la capitale de la région autonome du Xinjiang, dans l'ouest de la Chine. Les autorités affirment qu'elle a fait au moins trois morts et 79 blessés et qu'elle était d'origine criminelle.

"La bataille engagée pour combattre la violence et le terrorisme n'autorisera pas même un instant de relâchement et des actions décisives doivent être entreprises pour éradiquer résolument la dynamique rampante des terroristes", a réagi le président Xi Jinping, cité par l'agence officielle de presse Chine nouvelle.

L'attentat a visé une gare ferroviaire de la ville, précise l'agence, qui a fourni le premier bilan officiel précis de l'attaque. D'après la télévision publique chinoise, la gare a été prise pour cible par des hommes armés de poignards en plus de l'engin explosif.

Dans un premier temps, les autorités avaient avancé un bilan bien moindre. Le "Quotidien du Peuple" faisait état sur son site internet de quelques blessés, puis de 50, et n'avait fourni aucune explication sur les causes de l'explosion.

D'après la télévision publique chinoise, la gare a été prise pour cible par des hommes armés de poignards en plus de l'engin explosif. Des images diffusées sur Weibo, le Twitter chinois, que Reuters n'a pu vérifier de façon indépendante, montrent du sang sur des valises et des débris devant la gare. La plupart de ces photos ont ensuite été rapidement retirées par la censure.

L'attentat coïncide avec la fin d'une visite de quatre jours du président chinois dans cette province troublée en proie à des troubles depuis plusieurs années. Le gouvernement chinois les impute à des séparatistes ouïghours. Xi Jinping a évoqué avec insistance le rôle des forces de police dans la lutte contre le "terrorisme".

Les troubles au Xinjiang ont fait plus de 100 morts en 2013. Les organisations de défense de droits de l'homme estiment qu'ils sont liés à la politique restrictive menée par le gouvernement central à l'encontre des Ouïghours, des musulmans turcophones.

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