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Facebook élargit les interdictions autour du suprémacisme blanc

L'apologie du "nationalisme" ou du "séparatisme" blancs sera bannie de Facebook (archives). KEYSTONE/AP/RICHARD DREW sda-ats
Ce contenu a été publié le 27 mars 2019 - 21:00
(Keystone-ATS)

Facebook va interdire davantage de publications ayant trait au "suprémacisme blanc". A partir de la semaine prochaine, le groupe bannira l'apologie du "nationalisme" ou du "séparatisme" blancs, thèses qui promeuvent notamment une séparation physique entre "races".

Si Facebook faisait déjà la chasse au thèses dites "suprémacistes", "nous n'avions pas appliqué le même raisonnement au 'nationalisme blanc' et au 'séparatisme blanc', parce que nous pensions à des concepts plus larges de nationalisme ou de séparatisme, comme la fierté (d'être) américain et le séparatisme basque", aussi appelé indépendantisme en français, "qui sont des parties très importantes de l'identité des gens", explique le réseau social dans un communiqué.

"Mais ces trois derniers mois, des débats avec des membres de la société civile et des universitaires qui sont experts dans les relations interraciales dans le monde ont confirmé que le nationalisme blanc et le séparatisme blanc ne pouvaient pas réellement être séparés (de la notion de) suprémacisme blanc" et de groupes promouvant la haine, a continué Facebook.

Ces trois concepts - suprémacisme, sépratisme et nationalisme - "se chevauchent", dit encore le groupe, qui a en conséquence décidé de traiter de la même façon les publications faisant l'apologie de ces trois thèses. L'interdiction sera également valable sur Instagram, propriété de Facebook.

"Désormais, les gens auront toujours le droit de montrer leur fierté dans leur héritage ethnique, mais nous ne tolérerons plus l'apologie ou le soutien au nationalisme blanc et au séparatisme blanc", tient encore à préciser Facebook.

Le réseau social est très souvent accusé de ne pas expurger vite les publications problématiques ou choquantes. La tuerie récente dans deux mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande perpétrée par un suprémaciste blanc convaincu a de nouveau mis le sujet sur le devant de la scène. Le tueur avait filmé le massacre et l'avait diffusé en direct sur Facebook Live.

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