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Toutes les dix secondes, un enfant meurt de malnutrition ou de sous-alimentation, rappelle le DFAE (archives).

KEYSTONE/AP/SAM MEDNICK

(sda-ats)

Pourquoi le monde n'arrive-t-il toujours pas à nourrir l'ensemble de sa population? L'Aide humanitaire et le Corps suisse d'aide humanitaire (CSA) ont consacré vendredi leur journée annuelle, à Bienne, à cette problématique.

Dans son discours, le chef du Département fédéral des affaires étrangères Ignazio Cassis a croisé les problématiques de la famine et de la surabondance, de la pénurie et de l'excédent de denrées alimentaires. "Nous produisons 4600 calories par jour et personne, cela représente le double de nourriture nécessaire pour nourrir le monde entier", a-t-il lancé lors de son discours, avant de compléter: "Pourtant, une personne sur neuf se couche chaque soir le ventre vide, c'est absurde".

La famine affecte 815 millions de personnes dans le monde, soit l'équivalent de dix fois la population suisse. Toutes les dix secondes, un enfant meurt de malnutrition ou de sous-alimentation, rappelle le DFAE. "La faim et le manque de nourriture représentent actuellement les plus grands risques pour la santé, elles font davantage de victimes que la tuberculose, la malaria et le sida confondus."

"La faim est un vecteur de conflits et d'instabilité", a rappelé Ignazio Cassis au millier d'auditeurs réunis à Bienne. "La Suisse souhaite un monde stable, un monde prospère".

Pas de solution toute faite

En collaboration avec ses partenaires, la Suisse oeuvre dans le domaine de l'aide alimentaire et participe à l'élaboration de solutions innovantes pour améliorer la sécurité alimentaire dans les régions en crise. "Il n'y a dans le domaine humanitaire pas de solution toute faite, mais des critères de qualité", a expliqué Ignazio Cassis".

La première qualité de la Suisse est selon le chef du DFAE de ne pas être uniquement donatrice, mais également d'apporter son assistance, à l'instance du Corps d'aide humanitaire. La deuxième qualité est la tradition humanitaire et la troisième le partenariat.

"La Suisse n'apporte pas que de l'argent, mais également de l'expertise, apporte une réponse adaptée et travaille en étroite collaboration avec ses partenaires, y compris issus du secteur privé", a ajouté M. Cassis.

Problème généralisé

Manuel Sager, chef de la Direction du développement et de la coopération (DDC), a selon un communiqué du DFAE rappelé lors d'un podium de discussion la généralisation du problème de l'accès à la nourriture: "A la campagne, les gens sont éloignés de leurs champs et, en ville, l'accès à la nourriture est sans cesse interrompu par de nouveaux conflits"

L'accès rendu difficile aux personnes concernées est également un grand défi pour l'aide humanitaire. "La Suisse a en février 2017 versé 15 millions de francs supplémentaires pour l'Afrique et le Yémen", rappelle M. Sager. "Ce versement complémentaire a notamment été rendu nécessaire par le coût élevé des largages d'aide de l'ONU par les airs plutôt que par voie de terre, où les convois sont souvent bloqués".

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ATS