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Malgré quelques gouttes de pluie, le danger d'incendie reste très fort dans certaines régions et les restrictions liées aux feux d'artifice demeurent de mise. La branche, qui vit en grande partie de la fête nationale, craint un manque à gagner.

Les feux privés et tous les feux en plein air demeurent strictement interdits. Seuls des feux organisés par des artificiers professionnels sont admis et ce sont les communes qui en assument la responsabilité, a annoncé mercredi l'Etat du Valais. Ces dispositions sont les mêmes en terres vaudoises.

Dans le canton du Jura, les particuliers peuvent employer des engins pyrotechniques uniquement sur des places prévues à cet effet par les communes et pour l'heure seules quelques-unes ont décidé d'en prendre la responsabilité. Genève interdit également l'utilisation de pièces d'artifice en dehors des zones indiquées, tout comme Fribourg et Neuchâtel qui soulignent que ces autorisations sont valables pour le 31 juillet et le 1er août.

Côté alémanique

Six des dix arrondissements administratifs du canton de Berne ont à nouveau la permission de faire des feux et des feux d'artifice pour autant qu'ils ne soient pas allumés en forêt ou à proximité. Le Jura bernois, Bienne, le Seeland et Thoune n'ont pas cette chance. Seuls sont autorisés les feux d'artifice officiels organisés sur les lacs avec dérogation de la préfecture compétente.

En Suisse centrale, les cantons de Lucerne, Zoug et Schwyz ont, eux, assoupli plus largement leurs directives. Les habitants pourront tirer des fusées et faire des cercles avec des allumettes de Bengale. Seule condition: les engins ne pourront être allumés qu'à une distance minimale de 200 mètres des bois et sur des surfaces non inflammables.

St-Gall, Thurgovie, Schaffhouse et Zurich renoncent de leur côté à l'interdiction générale de faire des feux et des feux d'artifice. La plus grande prudence reste cependant exigée.

Manque à gagner important

Face aux diverses décisions cantonales, la branche des feux d'artifice est sous pression. "Les fêtes patriotiques représentent 60% de notre chiffre d'affaires", indique Nicolas Guinand, co-directeur de Sugyp à Grandson (VD).

Outre la vente au détail, la société élabore des spectacles de feux d'artifice clés en main et a déjà livré le matériel pour des raisons logistiques. Si celui-ci ne pouvait pas être utilisé, la société le reprend et le stocke pour le client jusqu'à la prochaine occasion.

L'entreprise a souffert des interdictions généralisées émises ces dernières semaines par certains cantons. "Nous n'étions pas loin du demi-million de perte", précise le patron. Mais les assouplissements des derniers jours relâchent un peu la pression, admet-il.

Dispositions raisonnables

Beda Sartory, président du Bureau suisse de coordination pour les feux d'artifice (SKF) souligne que le secteur accorde une grande importance à la sécurité pour ce genre de spectacle. "Mais les dispositions doivent être raisonnables", soutient-il. Et Nicolas Guinand de se positionner pour des "décisions au cas par cas", car interdire de manière générale "est tout simplement trop facile".

Les discussions et les mesures restrictives parfois prises à la hâte ont de plus, selon Beda Sartory, désécurisé et nui à la branche. "Elles ont particulièrement touché les petits vendeurs de feux d'artifice". Celui-ci évoque également l'annulation de gros feux d'artifice, sans donner toutefois de nombre précis, car les récents assouplissements pourraient aussi avoir leur effet.

Allumer les feux d'artifice un autre jour que le 1er août n'est pas non plus une solution, selon le président. Il rappelle qu'hormis pour la Saint-Sylvestre et la fête nationale, une autorisation est requise. "Celle-ci est généralement délivrée par la commune".

Retours possibles

Du côté des grands distributeurs, on a pris acte des diverses interdictions. Si les pièces achetées n'ont pu être utilisées en raison d'une interdiction cantonale, elles pourront être remboursées, indiquent à l'ats Migros, Coop et Landi.

Les ventes viennent tout juste de débuter chez ces deux derniers. Un bilan lié aux répercussions des interdictions n'est donc pas encore possible, précisent les deux chaînes. Les succursales Migros implantées dans des cantons touchés par des mesures récemment allégées ont débuté les ventes avec retard. Et elles renoncent même à la vente dans les régions où une forte interdiction est encore de mise.

ATS