Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

La deuxième saison d'essais en plein champ sur le site protégé à Zurich pour les études de plantes génétiquement modifiées touche à sa fin. Agroscope y a réalisé un premier test pilote sur des pommes de terre, mais la canicule est venue perturber ces essais.

Pour le blé de l’Université de Zurich, il s’agit de la deuxième année d’essais et les premiers résultats sont disponibles, a indiqué mardi la Station fédérale de recherche Agroscope de Reckenholz (ZH).

L’année dernière, l’infestation par l’oïdium a été faible pendant toute la saison. Cette année, des conditions optimales pour cette maladie étaient réunies en mai et juin. Les chercheurs ont donc pu mesurer plus finement les différences dans la résistance à l’oïdium.

Il est apparu que certains gènes et en particulier certaines plantes combinant deux gènes de résistance montraient une très forte résistance à la maladie. Les plantes ont été récoltées fin juillet et les essais en plein champ sont terminés pour cette année.

Ces essais ont permis d’acquérir les connaissances sur les principes de la résistance du blé contre les maladies fongiques. Ce savoir permettra d’améliorer la culture de plantes résistantes aux maladies fongiques afin de pouvoir sélectionner des plantes présentant une résistance durable, note Agroscope.

La canicule a gêné les travaux

Les spécialistes ont également axé leurs recherches sur le mildiou, la maladie de la pomme de terre la plus importante dans le monde. En Suisse, la production du tubercule nécessite l’utilisation de sept à huit fongicides en moyenne par année.

La vague de chaleur extrême et la sécheresse de juillet ont considérablement freiné le développement du mildiou. Malgré l’arrosage et la propagation artificielle de l’agent pathogène, les cas de maladie sont restés trop peu nombreux pour permettre des observations de résistance fiables.

Concernant la recherche sur la biosécurité, le suivi de la croissance des plantes a montré que les lignées cisgéniques ne présentent aucune anomalie comparées à la variété parente Désirée. L’année prochaine, les études vont porter sur les huit lignées cisgéniques autorisées. Cela devrait révéler quels gènes et quelles combinaisons de gènes contre le mildiou sont efficaces en Suisse.

Gènes de patates sauvages

Les essais sur la pomme de terre ont été autorisés ce printemps par l’Office fédéral de l’environnement. Les lignées dites cisgéniques ont reçu par des méthodes de génie génétique respectivement un et deux gènes différents issus de pommes de terre sauvages.

Les gènes de résistance auraient également pu être transmis par des croisements avec les variétés sauvages de pommes de terre. Pour ces deux méthodes, on parle de plantes cisgéniques.

Comparée à la méthode du croisement, la méthode utilisée permet de conserver les caractéristiques de la variété. De plus, cela permet d’éviter le rétrocroisement, technique pouvant nécessiter plus de 40 ans jusqu’à l’obtention des caractéristiques recherchées.

ATS