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Le vide conventionnel qui règne dans la construction en Suisse depuis le début de l'année devrait prendre fin le 1er avril. Les partenaires sociaux du secteur ont conclu vendredi une nouvelle convention nationale (CN), mettant un terme à des mois de blocage.

L'information constitue un gros soulagement pour les près de 100'000 travailleurs du gros oeuvre. Ces derniers attendaient une percée depuis le 2 novembre dernier, date à laquelle les négociations en vue d'un renouvellement de la CN ont officiellement échoué, après neuf mois de discussion pourtant.

D'abord Unia

Pour entrer en force le 1er avril, la nouvelle convention de travail du secteur principal de la construction doit encore recevoir l'aval des délégués des trois organisations parties à la négociation. Les premiers à se prononcer seront ceux du syndicat Unia dès ce samedi, qui voteront sur le "paquet global" obtenu.

Le dénouement interviendra ensuite le mercredi 28 mars. Ce jour, les délégués de l'autre syndicat, à savoir Syna, et ceux de la Société suisse des entrepreneurs (SSE) donneront ou non leur accord à la nouvelle CN, dont le détail n'a pour l'heure pas encore transparu.

Si tout se passe favorablement, le texte entrera en vigueur le 1er avril, ce qui mettra un terme à trois mois de vide conventionnel. Il s'inspire de la CN de 2008, a précisé vendredi soir à l'ats Martin Senn, vice-directeur de la SSE; et déploiera alors ses effets jusqu'à la fin de l'année 2015.

Accusations mutuelles

Au cours de ces quatre derniers mois, les partenaires sociaux se sont mutuellement renvoyé la responsabilité de l'échec des négociations. Fin novembre, Unia et Syna avaient mobilisé plusieurs milliers de travailleurs pour dénoncer l'impasse dans la branche du gros oeuvre.

Les patrons ne sont pour leur part pas demeurés les bras croisés. A fin janvier, forts d'une pétition rassemblant près de 24'000 signatures d'employés récoltés sur les chantiers, ils avaient demandé au Conseil fédéral de prolonger la CN échue à fin 2011 jusqu'à la conclusion d'un accord avec les syndicats.

Ces dernières semaines, face au vide conventionnel national, plusieurs accords sont intervenus au niveau cantonal.

ATS