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Une nouvelle opération policière a eu lieu mercredi matin dans les milieux islamistes radicaux en France, selon des sources proches de l'enquête. Dix personnes au total ont été interpellées dans plusieurs villes. Le président Nicolas Sarkozy est lui accusé d'exploiter la lutte contre l'islamisme radical.

Cette opération vise des personnes susceptibles de s'être rendues en Afghanistan ou au Pakistan ou de vouloir s'y rendre pour mener le jihad, a-t-on indiqué. La police est notamment intervenue à Roubaix (nord) et dans les quartiers nord de Marseille (sud), ont constaté des journalistes de l'AFP.

D'autres interventions ont également été signalées à Carpentras (Vaucluse), Valence, Pau et dans le Lot-et-Garonne. Ce nouveau coup de filet se déroule dans le cadre d'une enquête préliminaire du parquet antiterroriste de Paris, confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

Nombreuses interventions

Cette opération intervient moins d'une semaine après l'interpellation de membres du groupuscule salafiste Forsane Alizza, le 30 mars. Treize d'entre eux ont été présentés à des juges d'instruction mardi soir en vue de leur mise en examen pour détention d'armes et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

Les deux enquêtes ne sont pas liées. Mais le candidat-président Nicolas Sarkozy a prévenu que les opérations policières dans les milieux islamistes radicaux allaient "continuer", après l'effroi provoqué par les tueries commises à Toulouse et Montauban au nom d'Al-Qaïda par Mohamed Merah.

Mises en scène

L'opposition a reproché à Nicolas Sarkozy de mettre en scène ces arrestations et d'exploiter la lutte contre l'islamisme radical. Lors de l'opération policière, une dizaine de journalistes étaient en effet présents et celle de vendredi dernier avait également été fortement médiatisée.

"Des interventions policières de cet ordre (...) ne devraient pas se faire, me semble-t-il, sous forme publicitaire, de mise en scène", a notamment fustigé le candidat centriste, François Bayrou. De son côté, le candidat socialiste François Hollande a estimé que l'Etat aurait "dû" ou "pu, peut-être, faire davantage avant".

ATS