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Douze pompiers de Paris ont été mis en examen samedi pour le viol présumé d'un de leurs camarades, lors d'un bizutage dans un bus, au retour d'une compétition sportive. Celui qui est soupçonné d'en être l'auteur principal a été placé en détention provisoire, a-t-on appris de source judiciaire.

Les onze autres pompiers, en garde à vue depuis trois jours, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Quatre sont mis en examen pour "viol en réunion" et neuf pour "violence volontaire aggravée". Ils sont passibles de la cour d'assises. A l'exception de la libération des trois co-auteurs présumés du viol, ces décisions sont conformes aux réquisitions du parquet.

Une autre plainte

L'incrimination de "non-empêchement de crime ou de délit" a également été retenue à l'encontre d'un capitaine et d'un entraîneur suspectés d'avoir laissé se dérouler les faits. Outre la victime du viol présumé, la plainte d'un autre jeune homme qui dit avoir été passé à tabac a été retenue et jointe aux poursuites.

L'affaire est la plus grave ayant touché la prestigieuse Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), unité d'élite créée en 1811 sous Napoléon, au statut militaire et professionnel, une exception en France avec Marseille.

Les faits présumés constitueraient selon les témoins une sorte de rituel d'initiation violent pratiqué sur une jeune recrue qui a porté plainte après ce qu'il dit avoir subi dimanche au retour d'une exhibition sportive en Alsace. Il explique avoir été dévêtu, frappé et violé au moyen d'une bouteille.

ATS