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France: Nicolas Hulot est candidat à la présidentielle de 2012

Ce contenu a été publié le 13 avril 2011 - 17:28
(Keystone-ATS)

L'écologiste Nicolas Hulot s'est lancé mercredi dans la bataille présidentielle française pour "changer de cap" et ouvrir la voie "d'une société nouvelle, écologique et sociale". L'animateur de télévision a situé sa candidature dans l'opposition au pouvoir en place et a appelé tous les écologistes à la soutenir.

Nicolas Hulot a précisé à l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur qu'il participerait à une "primaire de l'écologie". Le parti Europe Ecologie-Les Verts (EELV) doit organiser en juin ces élections internes où il sera opposé à l'ex-juge anticorruption franco-norvégienne Eva Joly dans un scrutin qui pourrait être serré.

Très populaire dans l'opinion, Nicolas Hulot ne fait pas l'unanimité au sein des militants écologistes, certains lui reprochant ses liens avec des entreprises comme EDF et l'Oreal, sponsors de sa Fondation, ou encore d'avoir attendu la catastrophe de Fukushima pour se prononcer contre le nucléaire.

Au service du changement

"J'ai décidé d'être candidat à l'élection présidentielle et de mettre le capital de confiance que j'ai essayé de construire au seul service du changement", a déclaré l'animateur.

Je sollicite le soutien de l'ensemble des écologistes et notamment de mes amis d'Europe Ecologie-Les Verts, mais aussi plus largement de toutes celles et de tous ceux qui ne se résignent pas au déclin conjoint de l'humanité et de la nature", a-t-il ajouté.

Nicolas Hulot, 55 ans, déclaré à Sevran, une ville du département de Seine-Saint-Denis emblématique de la "souffrance sociale" dont il veut faire son cheval de bataille. En 2007, il avait déçu les écologistes en renonçant à se présenter in extremis pour imposer un "pacte écologique" signé par les principaux candidats, dont la socialiste Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

Nicolas Hulot devra maintenant franchir l'obstacle des primaires d'EELV face à sa principale rivale, l'ex-magistrate Eva Joly, autre figure de la société civile. Or, la députée européenne n'entend pas s'effacer pour un candidat qu'elle juge avant tout médiatique.

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