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Lors d'une conférence de presse, le procureur de Paris François Mollins a détaillé l'arsenal trouvé chez les suspects.

KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA

(sda-ats)

Les deux hommes arrêtés mardi à Marseille et soupçonnés de préparer un attentat "imminent" étaient en possession de trois kilos d'explosifs et d'armes à feu, a dit le procureur de Paris François Molins. Ils possédaient aussi un drapeau du groupe Etat islamique (EI).

Les suspects, "deux individus aussi méfiants que déterminés", étaient âgés de 23 et 29 ans. Ces deux hommes de nationalité française, dont le plus jeune était converti à l'islam, s'étaient rencontrés en prison et étaient l'objet d'une surveillance depuis des mois.

Ils se préparaient à procéder à "une action violente, de manière imminente sur le territoire français, sans qu'on puisse déterminer avec précision le jour, la ou les cibles visé(es)", a ajouté le procureur François Molins au cours d'une conférence de presse.

Les responsables de la sécurité de plusieurs candidats à la présidentielle avaient cependant été prévenus la semaine dernière de la dangerosité des deux hommes, dont des photos avaient été distribuées. Le premier tour de l'élection se déroule dimanche.

Important arsenal

Selon le procureur, la perquisition dans l'appartement qu'ils louaient près de la gare Saint-Charles a notamment permis de retrouver un fusil-mitrailleur de type Uzi et deux armes de poing chargés et prêts à l'usage, et des sacs de munition.

Les enquêteurs ont également retrouvé trois kilos d'explosif de type TATP, également en partie prêts à l'usage, une grenade artisanale, ainsi que des produits et matériaux utilisables pour la fabrication d'engins explosifs, a précisé François Molins. Le TAPT est un explosif artisanal prisé des djihadistes.

Des objets retrouvés à leur domicile montrent qu'ils se revendiquaient de l'Etat islamique. Le domicile du suspect le plus âgé avait ainsi déjà fait l'objet d'une perquisition. Un drapeau de l'Etat islamique et du matériel de propagande avaient alors été retrouvés.

Plus tôt dans la journée, le président François Hollande avait salué "une prise remarquable". "Nos services et nos policiers ont travaillé de manière remarquable nous permettant d'arrêter deux personnes qui vont maintenant être confrontées devant des juges et des policiers pour que nous sachions exactement quelles étaient leurs intentions", a-t-il ajouté.

Sécurité des candidats renforcée

Déjà vive, la tension est montée d'un cran la semaine dernière lorsque les "gros candidats" ont été avertis d'un risque imminent et ont été incités à renforcer la sécurité autour de leurs meetings et de leurs QG.

"Ces deux hommes radicalisés (...) avaient l'intention de commettre à très court terme, c'est-à-dire dans les tout prochains jours, un attentat sur le sol français", à la veille de la présidentielle, a déclaré à la presse le ministre de l'intérieur Matthias Fekl.

Le ministre a précisé que les suspects avaient été arrêtés dans le IIIe arrondissement de Marseille, un quartier peu sensible. Des perquisitions ont eu lieu dans la résidence où ils avaient loué un appartement, près de la Gare Saint-Charles. Elles ont apporté des éléments "permettant de matérialiser (leur) projet d'attentat terroriste", a précisé M. Fekl.

ATS

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