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Réuni jeudi soir en assemblée des délégués à Neyruz (FR), le PDC a décidé à une large majorité de soutenir le conseiller national Jacques Bourgeois (PLR) en vue de l'élection complémentaire au Conseil des Etats le 11 mars. Une minorité penchait pour la liberté de vote.

Co-présidente sortante du PDC, l'ex-conseillère nationale Thérèse Meyer-Kaelin a plaidé pour un soutien à Jacques Bourgeois à condition qu'une convention, par laquelle PDC et PLR s'engagent à collaborer en vue des élections fédérales et cantonales de 2015 et 2016, soit signée.

Seule une telle collaboration permettra au PDC de ne pas se retrouver coincé entre un front de gauche et une alliance de droite réunissant PLR et UDC, a-t-elle argumenté.

Cette convention, déjà signée par le PLR, préserve les collaborations du PDC déjà mises en place avec le PBD et les Verts libéraux, a-t-elle souligné. Avant de faire cette proposition à son assemblée, le comité directeur du PDC a examiné deux autres options: une candidature de combat pour un second siège PDC aux Etats, en plus de celui d'Urs Schwaller. Cette option a été vite abandonnée, car "peu adéquate".

Scepticisme

L'autre option aurait consisté à laisser la liberté de vote. Le PDC étant le premier parti du canton et du Grand Conseil, "nous ne pouvions pas rester sans voix".

La décision de soutenir la candidature Bourgeois et la convention ont été votées à bulletin secret par 103 voix contre 29 et deux abstentions. Elle n'est pas pour autant passée comme une lettre à la poste. Figure profilée du parti, le député André Ackermann a combattu l'alliance avec le PLR, qui le laisse "très sceptique".

"Pourquoi changer de ligne, le tandem aux Etats avec le PS a très bien fonctionné", a-t-il dit. Sans oublier que si le PDC aide le PLR dans le sprint final pour les Etats, il risque de se trouver en difficulté dans 4 ans lorsqu'il s'agira de faire élire un successeur à Urs Schwaller. Ce dernier terminera son 3e et dernier mandat.

ATS