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Glencore rejette toutes les allégations lancées par ses employés en République démocratique du Congo (RDC) et relayées par la faîtière syndicale internationale industriALL (archives).

KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA BELLA

(sda-ats)

Glencore rejette "fermement" les accusations d'"esclavage" en RDC lancées par des employés et relayées jeudi par la faîtière syndicale internationale industriALL. Le géant zougois des matières premières remet en cause d'autres allégations.

Dans une prise de position écrite, il a affirmé vendredi que son code de conduite interdit tout esclavage ou travail forcé. Les employés bénéficient selon lui de mécanismes de plainte anonymes et les accusations font ensuite l'objet d'investigations sur place et, en cas de besoin, par le siège.

Glencore dit ne pas avoir refusé l'accès à la mission d'investigations d'industriALL en République démocratique du Congo (RDC), menée à la demande d'un syndicat local. Celle-ci "n'a pas obtenu les autorisations gouvernementales adaptées" pour visiter des mines, dit l'entreprise.

Elle ajoute qu'une rencontre à Kolwezi a été organisée par de hauts responsables des deux sites sur lesquels elle est active. Mais cette discussion a tourné court parce que la mission "a refusé de dialoguer de bonne foi". Et Glencore estime aussi avoir un lien "constructif" avec les syndicats locaux alors que les travailleurs l'accusent de chercher à les diviser.

Plusieurs milliards de francs

Par ailleurs, le groupe ajoute offrir à ses employés et leur famille en RDC des soins, un transport gratuit vers la mine, la prise en charge des frais d'éducation de leurs enfants et une indemnité mensuelle pour la nourriture, en plus du salaire. Autre précision, Glencore dit investir beaucoup dans la sécurité de son personnel. Les pratiques ont été revues depuis 2016.

De même, l'entreprise rejette les accusations de "pauvres" conditions de travail et affirme que les deux sites disposent d'infrastructures pour que les employés se nettoient, contrairement à leurs déclarations. Elle se dit "fière" d'avoir lancé des centres de santé qui prennent en charge 40'000 personnes. Et dont bénéficient aussi les communautés autour des mines. Début 2018, un nouvel hôpital a été établi à Kolwezi.

Glencore dit encore avoir investi 6 milliards de dollars (environ 5,6 milliards de francs) en RDC et lancé 12'000 emplois dans ce pays. Le groupe a payé 1 milliard de taxes.

Jeudi, industriALL avait affirmé que les employés de Glencore en RDC se sont plaints de "rien de moins que de l'esclavage". Et ceux-ci ont mentionné des menaces régulières de renvoi, de "pauvres" pratiques en terme de santé et de sécurité, des maladies du travail, du racisme et d'autres discriminations, des activités inéquitables, une rémunération basse ou encore des revenus inférieurs aux travailleurs étrangers.

Outre cette accusation, le groupe zougois fait aussi l'objet d'une dénonciation pénale déposée par une ONG en décembre auprès du Ministère public de la Confédération (MPC). Celle-ci porte sur des malversations présumées dans l'acquisition de mines en RDC, mais Glencore rejette là aussi toute irrégularité. De son côté, industriALL représente 50 millions de travailleurs dans près de 150 pays.

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ATS