Toute l'actu en bref

Google, dont le siège est à Mountain View en Californie, a dû faire des concessions lundi pour solder des poursuites en Russie (image d'illustration).

KEYSTONE/AP/MARCIO JOSE SANCHEZ

(sda-ats)

Google s'est résolu à payer une amende de plus de sept millions de francs et à ouvrir davantage à ses concurrents son système d'exploitation pour smartphones Android. Cet accord, annoncé lundi, met fin à des poursuites des autorités russes.

Si la somme à payer reste relativement symbolique au vu du poids financier du géant américain, le compromis rendu public comprend des concessions majeures au profit de ses concurrents. Des procédures similaires sont en cours dans d'autres juridictions dont l'Union européenne.

"Nous avons réussi à trouver un équilibre entre la nécessité de développer l'écosystème Android et les intérêts des développeurs tiers pour diffuser leurs applications et services sur les appareils sous système d'exploitation Android", s'est félicité le président de l'agence chargée de la concurrence en Russie (FAS), Igor Artemiev, dans un communiqué.

Abus de position dominante

Cet accord à l'amiable met fin à toutes les procédures judiciaires en cours. Il "répond aux intérêts de toutes les parties", a estimé Google (holding Alphabet) dans un communiqué distinct.

Saisie par le groupe russe Yandex, l'agence FAS avait reconnu en 2015 Google coupable d'abuser de sa position dominante avec Android. Ce système d'exploitation équipe plus de 80% des smartphones dans le monde.

Elle lui reprochait d'imposer aux constructeurs d'appareils mobiles fonctionnant sous ce système d'exploitation de faire de son moteur de recherches celui utilisé par défaut, tout en interdisant de pré-installer avant la mise en vente les services de concurrents.

Elle avait ensuite fixé l'amende à 438 millions de roubles, soit 7,9 millions de francs. Selon l'accord annoncé lundi, Google accepte de payer l'amende requise. Il renonce également à toute exclusivité de ses services sur les appareils fonctionnant sous Android.

Les fabricants de ces smartphones pourront désormais pré-installer des applications concurrentes, notamment sur l'écran d'accueil. Le moteur de recherche ne sera plus préréglé sur celui de Google y compris dans le navigateur Chrome du groupe américain.

Les pratiques du géant américain concernant Android sont également dans le collimateur de la Commission européenne. Celle-ci lui reproche de "priver les consommateurs d'un choix plus large d'applications et de services mobiles" et de "freiner l'innovation émanant des autres acteurs".

ATS

 Toute l'actu en bref