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Grèce: un malade refuse un pot-de-vin au médecin, il meurt

Ce contenu a été publié le 16 juillet 2014 - 01:45
(Keystone-ATS)

Une enquête a été ouverte mardi pour déterminer la responsabilité d'un chef de clinique d'un des plus grands hôpitaux d'Athènes, en Grèce, dans le décès d'un patient. L'homme, cardiaque, a dû attendre une opération pendant 18 jours, car il refusait de payer un pot-de-vin.

Le chef de clinique avait été arrêté la semaine dernière à la suite d'une dénonciation de la famille du patient de 66 ans, a-t-on appris de source judiciaire.

Ce dernier qui était, selon les médias, hospitalisé depuis fin juin en attente d'une intervention cardiaque avait finalement été opéré samedi et est décédé dimanche.

Selon la plainte de la famille, la victime, hospitalisée après un infarctus, s'était vu recommander par les médecins une opération immédiate. Le chef de clinique de l'hôpital avait alors demandé un dessous-de-table de 1500 euros pour programmer l'intervention.

"Fakelaki" très répandu

Devant le refus du patient, des négociations s'étaient engagées et le médecin avait accepté de ramener la somme à 500 euros, versée par la famille du patient qui avait préalablement alerté la police. Cette dernière a interpellé le chirurgien avec plusieurs sommes d'argent liquide sur lui.

Cette pratique de "l'enveloppe" (dite "Fakelaki" en grec) est extrêmement répandue au sein des établissements de santé grecs.

Depuis que la Grèce est en proie à la crise économique et sociale, quelques initiatives citoyennes ont vu le jour pour tenter d'endiguer ce phénomène comme le site "J'ai donné une enveloppe" où les particuliers peuvent dénoncer les chantages aux pots-de-vin mais aussi faire part de leurs remords pour avoir demandé de l'argent en échange d'un service.

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