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Quelques centaines de personnes se sont réunies en début d'après-midi au centre de Québec à l'appel du collectif Bienvenue aux réfugiés.

KEYSTONE/AP The Canadian Press/JACQUES BOISSINOT

(sda-ats)

Des échauffourées ont éclaté entre la police et quelques dizaines de militants antiracistes en marge d'une manifestation en faveur de l'immigration dimanche à Québec. Parallèlement une autre manifestation prévue par des militants d'extrême droite a peu mobilisé.

Quelques centaines de personnes se sont réunies en début d'après-midi au centre de Québec à l'appel du collectif Bienvenue aux réfugiés. Elles souhaitaient notamment faire barrage à un rassemblement d'environ 400 à 500 militants nationalistes d'extrême droite qui sont restés dans un stationnement de la ville une bonne partie de la journée avant de défiler en silence.

Pour chercher à isoler les deux rassemblements, la police avait érigé un cordon de sécurité. Elle a finalement demandé la dissolution de la manifestation antiraciste. Quelques individus cagoulés ont lancé des projectiles sur les policiers et des bagarres sporadiques ont éclaté entre manifestants. Certains d'entre eux souffrent de blessures légères.

"Étant donné des actions de violence et de vandalisme, la manifestation est illégale", a posté sur son compte Twitter la police de Québec, signifiant la dissolution de la manifestation. Et d'indiquer avoir procédé à une arrestation.

"Souvraineté" et "protection"

La contre-manifestation avait été organisée en réponse au groupe d'extrême droite La Meute, qui avait appelé les Québécois à s'élever contre les mouvements migratoires au Canada. Outre les 40'000 réfugiés accueillis depuis fin 2015, de nombreux migrants continuent d'arriver illégalement via la frontière avec les Etats-Unis, principalement depuis l'entrée en fonction du président Donald Trump.

Après l'entrée de 6500 demandeurs d'asile au premier semestre, environ 7000 ont pénétré au Canada via la province du Québec depuis début juillet, dont environ 6000 Haïtiens. Ce flux s'est accéléré avec la fin prévue d'ici janvier 2018 du Statut de protection temporaire (TPS) accordé à près de 60'000 Haïtiens après le séisme de 2010 par les Etats-Unis. L'administration de Donald Trump a fait savoir qu'il ne serait pas prolongé.

Le groupuscule La Meute avait appelé les Québécois à venir réclamer du gouvernement "la souveraineté" des frontières et la protection de la qualité de vie du peuple tout en assurant "des conditions favorables à l'intégration des immigrants légaux par une gestion responsable de nos ressources et des fonds publics".

Les militants de La Meute, arborant des drapeaux noirs frappés d'une patte de loup blanche, et plus discrètement quelques drapeaux québécois bleus avec la fleur de lys blanche ont défilé en silence avec en tête une pancarte avec l'inscription "Immigration illégale".

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ATS