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Ignazio Cassis à Rome pour sa première visite à l’étranger

Le conseiller fédéral Ignazio Cassis et son homologue italien Angelino Alfano ont fait le point sur les questions bilatérales avec un accent particulier sur les questions fiscales qu’il reste à régler entre les deux pays. KEYSTONE/EPA ANSA/MAURIZIO BRAMBATTI sda-ats
Ce contenu a été publié le 21 novembre 2017 - 16:48
(Keystone-ATS)

Le conseiller fédéral Ignazio Cassis a effectué, mardi à Rome, sa première visite à l’étranger. Le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a tenu à souligner l’importance que la Suisse accorde à son voisin, l'Italie.

« Je souhaite par cette visite ouvrir un corridor de sympathie et de dialogue avec l’Italie », a déclaré Ignazio Cassis à l’issue de sa rencontre avec son homologue Angelino Alfano.

Les deux hommes ont fait le point sur les questions bilatérales avec un accent particulier sur les questions fiscales qu’il reste à régler entre les deux pays, communique le DFAE à l'issue de la rencontre.

Les ministres ont notamment discuté des modalités d’une prochaine signature de l’accord sur l’imposition des frontaliers et se sont informés mutuellement des questions déjà réglées et de celles qu’il convenait encore de traiter.

Récents progrès

M. Cassis a indiqué à son homologue que l’une des dernières conditions fixées par l’Italie, à savoir l’acceptation par le Conseil fédéral de l’ordonnance d’application sur l’initiative sur l’immigration de masse (mise en œuvre de l’art. 121a de la Constitution), allait être remplie d’ici mi-décembre et que la balle serait ensuite dans le camp italien. La question de l’accès au marché italien pour les instituts financiers suisse a également été évoquée par MM. Cassis et Alfano.

Tous deux ont ensuite fait le tour des relations entre les deux pays, très riches et diversifiées. Des progrès ont été constatés ces dernières années dans plusieurs dossiers comme celui des transports, de l’énergie ou de l’environnement.

Un point particulier a par ailleurs été consacré au dossier de la migration, où la collaboration entre la Suisse et l’Italie est particulièrement bonne, selon les deux ministres. M. Alfano a remercié la Suisse qui s’est montrée, selon lui, très solidaire avec l’Italie. M. Cassis a souligné de son côté que les questions migratoires ne pouvaient être résolues que de manière coordonnée, notamment dans le cadre de l’accord sur Schengen et Dublin.

Plus grande communauté

M. Cassis s’est également enquis des priorités de l’Italie pour sa prochaine présidence, en 2018, de l’Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE) et les deux ministres ont évoqué les relations entre la Suisse et l’Union européenne à quelques heures de la venue en Suisse de Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne.

L’Italie est le cinquième partenaire commercial de la Suisse, avec un volume d’échanges commerciaux de 34 milliards de francs en 2016. Du point de vue des échanges commerciaux, la seule Lombardie pèse autant que le Japon.

Quelque 320’000 ressortissants italiens vivent en Suisse, formant la plus grande communauté étrangère du pays, et 70’000 frontaliers italiens environ travaillent en Suisse. Plus de 50’000 ressortissants suisses vivent en Italie.

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