Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Etat d'urgence, menaces d'attentats jihadistes à un niveau "élevé" mais aussi risques routiers: les autorités vont mettre en oeuvre un important dispositif pour sécuriser le Tour de France 2017.

Plus de 13'000 gendarmes et 10'000 policiers seront mobilisés "afin d'assurer la sécurité des spectateurs, des coureurs et des suiveurs sur les 3540 kilomètres de routes empruntées par la course", a indiqué le ministère de l'Intérieur. "Le premier risque sur le Tour de France est le risque routier", a déclaré le directeur de la course, Christian Prudhomme.

"Quand on a 12 millions de personnes sur le bord des routes, des véhicules qui passent, des coureurs devant et derrière, il faut faire attention afin que l'enthousiasme n'élimine pas l'attention", a-t-il commenté.

Pour la deuxième année consécutive et pour parer aux risques d'attaques terroristes, un détachement des gendarmes du GIGN assurera le suivi du tracé français du Tour, soit après les deux premières étapes qui traverseront l'Allemagne, la Belgique et le Luxembourg.

Scindé en deux équipes, l'une sur la route, l'autre héliportée, le détachement du GIGN sera "en mesure d'intervenir le plus rapidement possible" sur toutes les zones, en milieu urbain comme en montagne, a détaillé la porte-parole de la gendarmerie, Karine Lejeune.

Pour les étapes hors de l'Hexagone, Christian Prudhomme a précisé à l'AFP que ASO, la société organisatrice, avait "des accords de la même manière avec les autorités (des pays hôtes) en sachant naturellement que les forces spéciales françaises ont elles-mêmes des contacts avec les forces spéciales des pays étrangers".

Des brigades européennes mixtes patrouilleront par ailleurs entre les 29 juin et 2 juillet. Parmi les nouvelles mesures de sécurité, des équipes cynophiles, spécialisées notamment en recherche d'explosifs dans les flux de personnes seront présentes sur les villes-étape, a précisé l'Intérieur.

Déjà mis en place l'année dernière, un centre de coordination itinérant sous l'autorité d'un sous-préfet, sera composé de représentants de la police, de gendarmes, de pompiers et de l'organisateur ASO et "permettra d'assurer un lien permanent et fluide", a détaillé le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet.

Lors de l'arrivée du Tour de France à Paris en 2016, dans le cadre des prérogatives de l'état d'urgence, le préfet avait institué une "zone de protection ou de sécurité" permettant d'instaurer des restrictions d'accès individuelles ou collectives. Le même type de dispositif devrait être reconduit.

ATS