Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Une série d'attentats visant des pèlerins dans le sud du pays et des quartiers chiites de Bagdad a fait jeudi au moins 74 tués et 136 blessés. Ils sont intervenus alors que le pays traverse une grave crise politique qui a remis à vif les tensions confessionnelles.

Ces attentats sont les plus meurtriers depuis la série d'explosions du 22 décembre à Bagdad, quatre jours après le départ des derniers soldats américains du pays.

Un kamikaze a fait exploser sa bombe près de Nassiriya (sud) au milieu d'un groupe de pèlerins qui se rendaient à pied dans la ville sainte de Kerbala pour des célébrations de l'Arbaïn, un deuil religieux chiite commémorant le décès de l'imam Hussein à Kerbala. Le bilan de cet attentat a atteint 45 tués et 68 blessés, ont indiqué un responsable de sécurité et un médecin.

Au moins 23 tués à Bagdad

Dans la capitale, les attentats ont visé deux quartiers chiites emblématiques: Kazimiya, où se trouve le mausolée du 7e imam, Moussa al-Kadoum, et Sadr City, le plus grand quartier chiite de la capitale.

A Kazimiya, deux voitures piégées ont explosé vers 09h00 (07h00 suisses) à des carrefours proches. Elles ont fait au moins 16 tués et 36 blessés, selon un bilan donné par la police et des sources médicales.

A Sadr City, une moto piégée a explosé vers 07h00 (05h00 en Suisse) près d'un groupe de journaliers qui attendaient que du travail leur soit proposé, faisant 13 tués et 32 blessés, selon les services de santé de la ville.

Crise politique

Peu après, deux bombes dissimulées en bord de route ont explosé près du principal hôpital du quartier au moment où les blessés y étaient conduits, faisant deux tués et 15 blessés supplémentaires, selon la même source.

Ces attaques sont intervenues en pleine crise politique entre les blocs politiques sunnites et chiites. Plusieurs responsables politiques ont exprimé ces derniers jours leur crainte de voir resurgir les terribles violences confessionnelles qui avaient fait des dizaines de milliers de tués en 2006 et 2007.

ATS