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L'Emilie-Romagne a été frappée par 37 nouvelles secousses dans la nuit de mercredi à jeudi. En dix jours, deux violents séismes ont touché le nord-est de l'Italie, causant 23 morts et entretenant l'angoisse chez les 14'000 déplacés.

Après le tremblement de terre de mardi matin, la zone a été la proie à un millier de répliques qui font craindre aux spécialistes l'ouverture d'une nouvelle faille.

Le conseil des géologues italiens a rappelé que "les séismes sont totalement imprévisibles" et a recommandé une révision des cartes italiennes sur le risque sismique.

Zone peu sismique

Plusieurs entrepreneurs ont souligné que la zone de Modène était jusqu'à présent classée comme peu sismique. Ils ont été mis en cause sur la fragilité des hangars industriels qui se sont écroulés. La majorité des victimes des deux séismes ont été tuées alors qu'elles étaient au travail.

Le parquet de Modène a annoncé l'ouverture d'une enquête. Elle "se focalisera sur l'écroulement des bâtiments industriels de construction récente pour vérifier si les normes antisismiques ont été respectées (...)", a expliqué le procureur. Il a qualifié la politique encadrant ces constructions de "suicidaire".

Dommages chiffrés à 900 millions

Selon le quotidien "La Repubblica", le séisme du 20 mai a causé des dégâts "structurels", c'est-à-dire aux hangars de fabrication et aux machines-outils, de l'ordre de 300 millions d'euros (environ 360 millions de francs), tandis que celui de mardi a provoqué des dégâts chiffrés à environ 600 millions d'euros.

Pour la Confindustria, le syndicat du patronat italien, le séisme a provoqué des pertes qui peuvent être chiffrées à "environ 10 millions d'euros de chiffre d'affaires par jour". "Sur quatre mois, cela représente environ un milliard", s'est-il inquiété.

Les compagnies d'assurance pourraient elles se voir présenter une facture allant jusqu'à 700 millions d'euros, a évalué mercredi l'agence de modélisation des risques Eqecat.

ATS