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Mario Monti est devenu officiellement Premier ministre italien mercredi, prenant la tête d'un gouvernement de technocrates qui devra rapidement rassurer sur la crédibilité de l'Italie. Il a également pris en charge le ministère clé de l'Economie.

Le nouveau gouvernement italien a prêté serment à la présidence de la République devant le chef de l'Etat Giorgio Napolitano. Il doit procéder à la passation de pouvoirs avec Silvio Berlusconi

Signe de la volonté de M. Monti de surmonter "la difficile phase actuelle" alors que les taux à 10 ans frôlent le niveau périlleux des 7%, il devrait être épaulé par des vice-ministres dont il a précisé qu'ils seront désignés par la suite.

Et grande nouveauté au sein du gouvernement: M. Monti a créé un super-ministère de la croissance rassemblant les portefeuilles du Développement économique, des Infrastructures et des Transports. C'est le patron de la deuxième banque italienne Intesa San Paolo, Corrado Passera, qui en prendra la tête.

Trois femmes ministres

Les autres principaux ministères ont été confiés à des technocrates expérimentés: les Affaires étrangères à l'ambassadeur Giulio Terzi di Sant'Agata, la Défense à l'amiral Giampaolo di Paola et l'Intérieur au préfet Anna Maria Cancellieri.

Outre Mme Cancellieri, deux autres femmes participeront à l'exécutif pour occuper elles aussi des postes de poids. Il s'agit d'Elsa Fornero à l'Emploi et aux politiques sociales et Paola Severino à la Justice.

Aucun politicien

Aucun politicien n'est entré au gouvernement. Pour M. Monti, cette absence "facilitera plutôt que ne fera obstacle à l'action gouvernementale car elle (leur) ôtera un motif d'embarras" si les mesures proposées étaient trop éloignées de leur ligne.

L'ex-commissaire européen (1994-2004) a déjà averti les Italiens de possibles "sacrifices". Il n'a pas donné de détails mercredi, réservant l'annonce de son programme pour jeudi au Sénat lors du vote de confiance sur son gouvernement.

ATS