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Les investisseurs étrangers sont les bienvenus dans l'industrie suisse, à condition de respecter les règles et de ne pas chercher le profit à court terme, a déclaré Johann Schneider-Ammann (archives).

KEYSTONE/WALTER BIERI

(sda-ats)

Alors que certains politiciens s'inquiètent des investissements étrangers, notamment chinois, en Suisse, Johann Schneider-Ammann a tenu à calmer le jeu. Selon lui, ces investissements ne sont pas un problème dès lors que les places de travail restent dans le pays.

"Les investisseurs étrangers sont les bienvenus dans l'industrie suisse, à condition de respecter les règles et de ne pas chercher le profit à court terme", a déclaré le conseiller fédéral dans une interview accordée au Blick, parue mercredi.

Selon lui, un transfert du savoir-faire ne fonctionne pas si facilement. "La connaissance est dans les têtes suisses. De simples données ou instructions sont peu utiles aux investisseurs étrangers", estime le ministre de l'économie.

Au final, l'important est que les emplois restent en Suisse, estime M. Schneider-Ammann. A la question de savoir si un investisseur chinois aurait pu empêcher la délocalisation d'emplois au sein du groupe Ammann, l'ancien chef d'entreprise a concédé qu'une telle mesure est douloureuse. Il n'y avait selon lui malheureusement pas d'autre solution.

Le conseiller fédéral a par ailleurs souligné que les secteurs d'intérêt stratégique du pays devaient continuer d'être contrôlés par la Suisse et ne pas tomber - du moins pas en majorité - dans des "mains étrangères". En tant que libéral, il ne contribuera pas à vendre des barrages, Ruag ou la majorité de Swisscom à l'étranger. Les terres agricoles doivent également rester en mains suisses, estime-t-il.

ATS

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