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Kenya: premières arrestations sur fond de tensions politiques

Ce contenu a été publié le 18 juin 2014 - 16:13
(Keystone-ATS)

La police kényane a annoncé mercredi l'arrestation de plusieurs suspects après le double raid sanglant qui a horrifié le Kenya. Ces attaques, revendiquées par les islamistes somaliens shebabs, exacerbent les tensions entre pouvoir et opposition.

Les raids nocturnes perpétrés dimanche et lundi à Mpeketoni, localité proche de l'archipel touristique de Lamu (est), et dans un village voisin ont provoqué un choc. Ils ont fait une soixantaine de tués.

"Nous avons arrêté plusieurs suspects en lien avec l'incident de Mpeketoni", a annoncé le chef de la police David Kimaiyo. Il a cité notamment "le propriétaire et conducteur de l'un des véhicules utilisés par les assaillants" et un homme soupçonné d'intervenir sur les réseaux sociaux via de faux comptes shebab.

Implication niée

Bien que les islamistes somaliens, liés à Al-Qaïda, aient une nouvelle fois assumé mercredi sans détour les dernières attaques, le président kényan Uhuru Kenyatta a nié leur implication et accusé des "réseaux politiques locaux" liés à "des gangs criminels".

Le fait que le chef de l'Etat ait qualifié mardi les attaques de "violences ethniques aux motivations politiques" a réveillé les pires craintes.

Les shebabs se sont en tout cas rappelés mercredi avec force au souvenir des autorités kényanes. Un porte-parole des insurgés, Abdulaziz Abu Musab, a affirmé que le double attentat avait été "ordonné par le haut commandement des moujahidines (shebab) en représailles aux tueries de musulmans en Somalie et au Kenya" par l'armée kényane.

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