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L'ADN de pins zurichois vieux de 13'000 ans isolé

C'est grâce à un procédé spécifique de purification que l'équipe de Christoph Sperisen a pu s'assurer qu'aucun matériel génétique contemporain n'apparaissait dans les analyses. Gottardo Pestalozzi/WSL sda-ats
Ce contenu a été publié le 18 décembre 2017 - 16:20
(Keystone-ATS)

Des pins vieux de 13'000 ans découverts au pied de l'Üetliberg à Zurich contiennent des informations essentielles sur la reforestation après la dernière ère glaciaire. Des chercheurs de l'institut WSL sont parvenus à isoler leur ADN.

C'est en 2013 que Daniel Nievergelt, du laboratoire de dendrochronologie de l'Institut fédéral de recherche sur la forêt, la neige et le paysage (WSL), a repéré plus de 250 vieilles souches d'arbres dans la glaise d'un chantier du quartier de Binz à Zurich.

Leur datation a révélé que les plus anciens d'entre eux étaient âgés de 14'000 ans. Leurs cernes annuels ont permis de reconstituer le climat après la dernière période glaciaire, lorsque les premiers arbres forestiers ont recolonisé les Alpes.

Les scientifiques ont ainsi pu combler une lacune dans l'histoire du climat. Ils espéraient également que l'ADN des arbres leur dirait comment la forêt est réapparue sur le Plateau suisse après le retrait des glaces.

ADN endommagé

Or l'ADN encore présent dans les pins de Zurich était sévèrement endommagé, une caractéristique typique de l'ADN ancien. Les méthodes de laboratoire modernes permettent certes de le décoder, mais il est extrêmement difficile de s'assurer que le matériel génétique analysé ne provient pas de végétaux contemporains.

C'est ce qu'a réussi l'équipe dirigée par Christoph Sperisen, généticien au WSL, grâce à un nettoyage minutieux du bois à la lumière laser et à l'eau de javel, qui fait l'objet d'une publication dans la revue spécialisée New Phytologist. L'analyse a confirmé que les souches de Zurich étaient celles de pins sylvestres.

"Notre prochain objectif est de découvrir comment ces arbres ont réagi aux changements climatiques passés", indique Christophe Sperisen, cité lundi dans un communiqué du WSL.

La forêt de pins subfossiles s'est en effet développée au cours d'une période caractérisée par des événements climatiques très marqués. Cette recherche pourrait donc contribuer à une meilleure compréhension des effets des changements climatiques actuels.

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