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L'alpiniste Ueli Steck a annoncé mercredi avoir achevé en 62 jours l'ascension des 82 sommets alpins de plus de 4000 mètres. Il a escaladé la veille la barre des Ecrins, dans les Alpes françaises, qui culmine à 4102 mètres.

"Pour moi, c'est une très belle expérience, un très beau voyage", a confié à l'AFP l'alpiniste de 39 ans, surnommé "la machine suisse". Il s'était fixé pour objectif de relier tous ces sommets en moins de 80 jours. Son expédition l'a mené à travers les Alpes suisses, françaises et italiennes sans moyens de transport motorisés entre les étapes, effectuées à pied et à vélo.

Il avait entamé son projet "82 summits" le 11 juin, mais le périple a été endeuillé avec la disparition de l'un de ses compagnons de route, Martijn Seuren, le 23 juillet. L'alpiniste néerlandais s'est tué lors d'une ascension commune du Mont-Blanc, après une chute de 300 mètres.

Speed climbing

Ueli Steck a été récompensé en 2014 d'un piolet d'or (prix international fondé en 1991) pour l'ascension en solitaire de la face sud de l'Annapurna (8091 mètres) en 28 heures. Il l'avait escaladée par une voie extrêmement difficile, considérée comme l'un des derniers grands problèmes de l'Himalaya.

Adepte du "speed climbing" (ascension rapide), Ueli Steck signait alors un temps record, atteignant le sommet sans sac à dos, muni d'une simple corde et d'une gourde. Son exploit a été contesté par certains médias car il n'a pas ramené de preuve de sa conquête.

En 2008, "la machine suisse" a aussi réalisé l'ascension des Grandes Jorasses (1200 mètres de paroi), dans le massif du Mont-Blanc, en 2 heures et 21 minutes. Il faut deux jours à une cordée classique pour en venir à bout.

ATS