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L'armée investit le centre de Homs après le retrait des rebelles

Ce contenu a été publié le 09 mai 2014 - 21:24
(Keystone-ATS)

L'armée syrienne est entrée vendredi pour la première fois depuis plus de deux ans dans la vieille ville de Homs. Les derniers rebelles s'en étaient retirés jeudi, en vertu d'un accord entre les deux parties. Des civils ont commencé à retrouver leurs maisons, souvent en ruines.

"Nous avons terminé l'opération d'évacuation des hommes armés de la vieille ville de Homs", a indiqué le gouverneur de la province de Homs, Talal al-Barazi. Il a précisé qu'au total près de 2000 personnes, dont 1800 rebelles, avaient été évacuées depuis mercredi.

Les équipes d'ingénierie et de déminage de l'armée ont entamé les travaux de ratissage et de démantèlement des bombes, a ajouté M. Barazi. Aussitôt après l'entrée des militaires, des civils ont suivi par centaines.

Emus, hommes, femmes et enfants ont regagné leur quartier pour inspecter leurs maisons. Certains étaient sous le choc en raison des destructions. La plupart enjambaient les gravats pour découvrir les ruines de leurs maisons.

Quartier dévasté

Ce quartier désert, un des secteurs - à majorité chrétien - de la vieille ville, est dévasté: vitrines de magasin éclatées, volets et murs des immeubles criblés de balles, ainsi que d'énormes remblais sur une place. Sur les trottoirs, deux tanks incendiés, de la ferraille rouillée ainsi que des pancartes détruites.

Il ne reste plus de rebelles dans la cité de Homs que dans le quartier de Waer (nord-ouest), où vivent plusieurs centaines de milliers de personnes. Des négociations sont en cours pour leur départ.

Crucial pour le régime

Avec ce départ des insurgés du centre historique de la troisième ville de Syrie, épuisés par deux ans de siège, de bombardements intenses et de disette, le régime renforce sa position dans sa guerre contre les insurgés.

Surnommée la "capitale de la révolution", c'est de cette cité du centre du pays qu'avait avait été lancée l'insurrection armée, après la répression par le régime d'une contestation populaire d'abord pacifique.

Ce succès pour le régime intervient à trois semaines de l'élection présidentielle organisée le 3 juin par le pouvoir dans les secteurs sous contrôle du régime. Ce scrutin, que M. Assad devrait remporter, est dénoncé comme une "farce" par l'opposition et ses alliés occidentaux.

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