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Des rassemblements pro-régime ont été organisés dans plusieurs centres urbains, notamment à Mashhad, seconde ville d'Iran d'où est partie la contestation le 28 décembre dernier.

KEYSTONE/AP Tasnim News Agency/NIMA NAJAFZADEH

(sda-ats)

Les gardiens de la Révolution étaient sur le qui-vive jeudi dans au moins trois provinces d'Iran pour briser le mouvement de contestation. Russie et Turquie pressent Washington à ne pas réagir dans cette crise.

Le commandant en chef de l'armée iranienne a annoncé jeudi que ses troupes se tenaient prêtes à aider, si nécessaire, les forces de police face aux manifestants antigouvernementaux, bien que la "sédition" ait déjà été, selon lui, "étouffée dans l'oeuf".

"Bien que cette sédition aveugle soit si petite (...), soyez assurés que vos camarades de l'armée de la République islamique sont prêts à affronter les dupes du Grand Satan (les Etats-Unis)", a déclaré le général Abdolrahim Mousavi, cité par les médias publics iraniens.

Les gardiens de la Révolution, troupe d'élite des forces armées, ont été déployés dès mercredi dans trois provinces pour tenter de mettre fin aux manifestations antigouvernementales qui ont fait au moins 21 morts depuis une semaine.

Jeudi, des vidéos de rassemblements sporadiques anti-régime dans de petites localités ont été publiées, mais sans qu'il soit possible de les vérifier. A Téhéran, aucune manifestation n'a été enregistrée dans la nuit de mercredi à jeudi, pour la seconde nuit de suite.

"Derrière le guide"

Des rassemblements pro-régime ont en revanche été de nouveau organisés dans plusieurs centres urbains, notamment à Mashhad, seconde ville d'Iran d'où est partie la contestation le 28 décembre dernier. Des milliers de partisans du régime, portant des portraits du guide suprême de la Révolution, l'ayatollah Ali Khamenei, et des bannières proclamant "Mort aux séditieux", ont défilé dans les rues, selon des images diffusées jeudi par la télévision publique.

D'autres mobilisations pro-régime ont aussi eu lieu à Ispahan (centre), Oroumieh (nord-ouest), Babol ou à Ardebil (nord). "Nous sommes tous derrière le guide", scandaient les manifestants.

Désobéissance civile

La prix Nobel de la paix Shirin Ebadi a appelé jeudi les Iraniens dans une interview dans le quotidien panarabe Asharq al-Awsat, un média propriété de l'Arabie saoudite, à retirer leur argent des banques publiques pour forcer les autorités à entendre leurs réclamations. "Si le gouvernement ne vous a pas écoutés pendant 38 ans, votre rôle est désormais d'ignorer ce qu'il vous dit", a déclaré l'avocate iranienne aujourd'hui exilée à Londres.

Son message a été partiellement entendu: quelque 45 banques et 43 distributeurs automatiques ont été endommagés durant les troubles dans la province de Lorestan (ouest), a indiqué un responsable.

Moscou et Ankara réagissent

Cette crise a ravivé les tensions entre la Russie (allié de Téhéran en Syrie) et les Etats-Unis. Moscou a ainsi appelé jeudi Washington à ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures iraniennes, selon les propos du vice-ministre russe des affaires étrangères Sergueï Riabkov, cité par l'agence de presse russe Tass. Le président américain Donald Trump avait déclaré la veille que son pays soutiendrait "le moment venu" ceux qui manifestent.

Les événements poussent aussi la Turquie à réagir. Le président Recep Tayyip Erdogan a mis en garde contre toute ingérence extérieure en Iran lors d'une interview sur la chaîne française TF1, à la veille d'une visite à Paris.

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ATS