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Des résultats partiels du premier tour des législatives égyptiennes ont confirmé samedi les bons scores des islamistes, en tête desquels les Frères musulmans. Mais la confrérie a bien pris soin de se démarquer des fondamentalistes salafistes.

"Nous représentons un islam 'centriste' et modéré, nous n'imposons rien par la force", a déclaré Mahmoud Ghozlane, porte-parole des Frères musulmans, dont le parti Liberté et Justice (PLJ) est crédité d'environ 40% des voix sur la base de résultats provisoires.

Il a appelé "à ne pas mettre tous les islamistes dans le même panier", en référence aux salafistes du parti Al-Nour, qui, avec d'autres formations fondamentalistes, pourraient avoir entre 20 et 30% des voix. Forts de leur percée dans les urnes, les salafistes ont multiplié les déclarations favorables à l'instauration d'un islam rigoriste.

Les Frères musulmans sont le groupe politique le mieux organisé en Egypte. Ils sont très populaires au sein des milieux défavorisés, notamment parce qu'ils ont multiplié les oeuvres de bienfaisance.

Mais les rivaux ont accusé le PLJ d'avoir fait des dons de médicaments et de nourriture pour influencer les électeurs et d'avoir enfreint les règles électorales en exerçant des pressions à l'extérieur des bureaux de vote. Les Frères musulmans ont rejeté ces accusations et demandé de respecter le résultat des urnes.

Les chiffres rapportés par la presse et les différentes formations continuent en outre de confirmer la déroute du camp laïque et libéral. Les résultats pour Port-Saïd, sur le canal de Suez, donnent 32,5% pour les Frères musulmans, 20,7% pour Al-Nour, 12,9% pour une formation islamiste modérée, Wassat, et 14% pour les libéraux du Wafd, selon le journal gouvernemental "al-Ahram".

Au Caire, un politicien libéral, Amr Hemzawi, a été élu dès le premier tour dans le quartier aisé d'Héliopolis, mais ailleurs les personnalités issues de la révolte populaire de janvier-février qui a chassé M. Moubarak étaient battues.

ATS