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L'euro a vécu son 10e anniversaire dans une discrétion révélatrice de la crise profonde qu'elle traverse. Les célébrations officielles de ce qui a été à l'époque le plus grand basculement fiduciaire jamais réalisé restent discrètes.

Tout au plus les cercles numismatiques attendent-ils une pièce de deux euros commémorative de l'événement, qui doit être émise en commun à partir de lundi dans les 17 pays de la zone euro. Et à Francfort, la Banque centrale européenne (BCE) a diffusé sur son site internet une brève vidéo pour rappeler les bienfaits de l'euro.

Stabilité des prix

De fait, même si l'inflation ressentie par l'homme de la rue a été relativement élevée, certains secteurs de consommation courante ayant profité du passage à l'euro pour augmenter leurs prix, l'inflation réellement mesurée est restée chaque année autour des 2% depuis la création de la monnaie unique.

Et en supprimant la barrière des changes, l'euro a également permis de stimuler les échanges entre les pays qui l'ont adopté, ce dont ont notamment profité les PME allemandes.

Ce bilan a toutefois été terni par le contexte économique. Les responsables politiques ont préféré ces derniers jours appeler leurs citoyens à relever les défis pour sortir de cette crise "inouïe", de l'aveu du président français Nicolas Sarkozy.

Annus horribilis

Et 2012 risque d'être, selon la chancelière allemande Angela Merkel, "plus difficile" encore que l'annus horribilis que vient de traverser la zone euro.

Partie de Grèce il y a deux ans quand Athènes a admis avoir trafiqué ses comptes pour adopter l'euro, la crise de la dette a gagné le Portugal, l'Irlande, et menace aujourd'hui tous les pays de la zone, malgré les plans de sauvetage et sommets européens "de la dernière chance" qui se sont succédé tout au long de 2011.

Pour la première fois, la question de la survie de la monnaie commune est posée.

ATS