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L'Italie adopte le budget 2018 et ouvre la voie aux législatives

L'adoption du budget italien était importante pour assurer la stabilité du pays au cours des douze prochains mois et désormais la législature semble avoir achevé ce qui était à sa portée, ouvrant la voie à la dissolution du parlement et à la convocation d'élections législatives (archives). Keystone/EPA ANSA/ANGELO CARCONI sda-ats
Ce contenu a été publié le 23 décembre 2017 - 13:16
(Keystone-ATS)

Le Sénat italien a adopté samedi le budget 2018 du pays, considéré comme le dernier acte important de la législature en cours. Cela ouvre désormais la voie à la dissolution du parlement et à l'organisation d'élections législatives.

Le Sénat a adopté en troisième et dernière lecture lors d'un vote de confiance, par 140 oui et 94 non, un budget destiné, dans l'esprit du gouvernement, à consolider la croissance et à diminuer la dette publique mais sans augmenter les impôts. "Un coup de pouce à la croissance (...) l'Italie mérite la confiance", a écrit sur Twitter le chef du gouvernement Paolo Gentiloni.

L'adoption du budget était importante pour assurer la stabilité du pays au cours des douze prochains mois et désormais la législature semble avoir achevé ce qui était à sa portée, ouvrant la voie à la dissolution du parlement et à la convocation d'élections législatives. M. Gentiloni doit tenir jeudi en fin de matinée la conférence de presse de fin d'année au cours de laquelle il dressera le bilan de son gouvernement.

Possible date du 4 mars

Dans la foulée, le jour même ou le lendemain selon les médias italiens, le président de la République Sergio Mattarella signera le décret de dissolution du parlement.

Il ouvrira ainsi la voie à des législatives, prévues dans un délai de 45 à 70 jours après la dissolution du parlement. L'ensemble des partis politiques table sur la date du 4 mars, même si cette décision sera prise officiellement par le gouvernement.

M. Gentiloni et son exécutif ne démissionneront pas et resteront en charge pour expédier les affaires courantes tant qu'un nouveau gouvernement n'aura pas été formé. Cet intérim risque cependant de durer longtemps vu le morcellement de la scène politique italienne où trois camps s'opposent mais où aucun des trois ne semble, dans l'immédiat et au vu des sondages, en mesure d'obtenir une majorité parlementaire garantissant un gouvernement stable.

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