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Les violences dans la Ghouta orientale ont largement ciblé les civils depuis une dizaine de jours (archives).

KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA

(sda-ats)

L'ONU a condamné mercredi l'augmentation des civils tués en dix jours dans la Ghouta orientale où 85 d'entre eux sont décédés. Elle a dénoncé à Genève de possibles violations du droit international humanitaire (DIH) et de possibles crimes de guerre.

Le Haut commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad al-Hussein a ciblé les attaques "terrestres et aériennes" du régime et de ses alliés. Mais il vise aussi les missiles tirés par les groupes armés d'opposition au président Bachar al-Assad. Des violences qui s'ajoutent au siège d'au moins 390'000 habitants qui a provoqué une catastrophe humanitaire dans cette région située à l'est de Damas.

Outre les victimes, plus de 180 personnes ont été blessées, selon le Haut-Commissariat. Au moins deux centres médicaux ont été touchés, dont un n'est plus opérationnel, et un travailleur de santé a été tué.

Les bombardements récents dans la Ghouta orientale pourraient avoir donné lieu à des "crimes de guerre" et la réponse des rebelles "semble n'oeuvrer à aucun objectif militaire", a déploré M. Zeid. Il a regretté les échecs pour évacuer les centaines de malades et blessés.

Il est aussi préoccupé par la situation de deux millions de personnes dans la région rebelle d'Idleb, au nord-ouest. Les violences entre le gouvernement et la coalition de groupes d'opposition se sont étendues. Quelque 99'569 civils ont fui le sud d'Idleb, le nord et nord-est de la province voisine de Hama "entre le 1er décembre et le 9 janvier", selon un communiqué du bureau des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) qui souligne "l'intensité alarmante" des combats.

Tensions entre les pays garants

Au niveau diplomatique, la Turquie a sommé mercredi la Russie et l'Iran d'"assumer leurs responsabilités" en stoppant une offensive du régime syrien contre la province rebelle d'Idleb, signe de tensions croissantes entre les parrains des belligérants avant de nouveaux pourparlers.

La Turquie, qui coopère étroitement depuis plusieurs mois avec la Russie sur le dossier syrien, a fait monter la pression ces derniers jours sur Moscou et Téhéran, à mesure que les forces du régime de Damas intensifiaient leurs bombardements à Idleb.

Le régime syrien mène depuis le 25 décembre une offensive pour reconquérir le sud-est d'Idleb, seule province qui lui échappe entièrement et est aujourd'hui contrôlée par Hayat Tahrir al-Cham, un groupe djihadiste dominé par l'ex-branche locale d'Al-Qaïda.

"Si vous êtes les parrains, ce qui est le cas, vous devez stopper le régime. Il ne s'agit pas là d'une simple attaque aérienne, le régime a d'autres intentions et il est en train d'avancer dans Idleb", a lancé le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu à Moscou et Téhéran.

Sotchi et Genève: la suite

Les autorités turques ont convoqué mardi soir les ambassadeurs de Russie et d'Iran à Ankara pour communiquer leur "gêne" face à ce qu'elles considèrent comme une offensive contre des rebelles islamistes sous couvert de lutte contre le terrorisme.

Ces tensions surviennent alors que le président russe Vladimir Poutine espère réunir toutes les parties du conflit les 29 et 30 janvier dans la station balnéaire de Sotchi, pour trouver une issue au conflit qui a fait plus de 340'000 morts depuis 2011. Et selon l'opposition syrienne, un nouveau round de discussions sous l'égide de l'ONU est en outre prévu à Genève à partir du 21 janvier.

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ATS