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L'enclave rebelle dans la Ghouta orientale est assiégée depuis 2013 par le régime syrien et est sous le feu des bombardements depuis le 18 février (archives).

KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA

(sda-ats)

Les Nations unies ne vont pas "abandonner" leurs efforts pour installer un cessez-le feu de 30 jours en Syrie, a annoncé l'émissaire de l'ONU sur la Syrie Staffan de Mistura à Genève. La priorité aujourd'hui est de faire cesser les souffrances des civils.

La situation dans la Ghouta orientale s'est empirée depuis le vote de la résolution du Conseil de sécurité, a dénoncé Jan Egeland, conseiller spécial de M. de Mistura sur les questions humanitaires, devant la presse. Les partis présents sur place se sont "spécialisés" dans le refus de l'accès de l'aide humanitaire aux civils.

Les pauses hebdomadaires des combats proposées "unilatéralement" par la Russie sont positives, mais insuffisantes, selon M. Egeland. "Je ne connais pas d'acteur humanitaire qui pense que cinq heures suffisent pour délivrer l'aide nécessaire et organiser les évacuations médicales", a-t-il regretté.

Les convois de l'ONU sont prêts à intervenir à tout moment, mais n'ont pour l'instant pas reçu l'autorisation de Damas. Toutefois, selon M. Egeland, une autorisation devrait être délivrée dans les jours à venir, permettant enfin une intervention à Douma. Quarante-trois camions sont prêts à s'y rendre.

"Vous échouez à nous aider"

M. Egeland espère ainsi que la situation pourra se débloquer. "Nous allons encore appeler les Etats-Unis et la Russie et les supplier de nous aider".

Le conseiller spécial a rapporté que les diplomates participant à une réunion du groupe de travail sur les questions humanitaires jeudi s'étaient vu remettre un message très direct: "Vous échouez à nous aider à aider le civils en Syrie". Après plus de 100 réunions du groupe depuis début février, aucune avancée n'a eu lieu, M. Egeland demande donc des réunions plus ciblées, principalement avec les Etats-Unis et la Russie.

L'enclave rebelle dans la Ghouta orientale est assiégée depuis 2013 par le régime. Ses quelque 400'000 habitants subissent au quotidien pénurie de nourriture et de médicaments. Plus de 600 personnes sont mortes depuis le 18 février et 12'000 blessées selon Tawfik Chamaa président de la section suisse de l’Union des organisations syriennes de secours médicaux (UOSSM).

Il ne reste que 15 à 20 chirurgiens dans la Ghouta orientale, dont certains encore en formation, et près de 30 centres médicaux ont été bombardés et sont hors de service, regrette l'UOSSM. Seuls 20 centres fonctionnent encore partiellement, mais doivent faire face à la pénurie de ressources, qui mettent en danger la vie des patients.

Quelque 275 amputations ont eu lieu depuis le début de la crise. Une grande partie d'entre elles auraient pu être évitées si les conditions étaient meilleures, a dénoncé M. Chamaa, qui a souligné que l'UOSSM avaient de nombreux spécialistes prêts à intervenir dès que les conditions le permettront.

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ATS