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L'ONU consciente de l'engagement des ONG entre la Libye et l'Italie (archives)

KEYSTONE/EPA/GIUSEPPE LAMI

(sda-ats)

Le Haut-commissaire de l'ONU aux réfugiés qualifie de "remarquable" le travail des ONG au secours des migrants en Méditerranée. Cette mise au point intervient alors qu'une polémique enfle en Italie à propos de leur "complicité" présumée avec les passeurs de Libye.

"Sauver des vies doit être pour tous la priorité numéro un (...) qui en appelle à notre sens humanitaire le plus basique et ne devrait pas être remise en question", a déclaré dimanche Filippo Grandi dans un communiqué. "Les efforts sans relâche des gardes-côtes italiens, en coordination avec Frontex, et des ONG sont vraiment remarquables", a martelé le chef du HCR.

Environ 6000 migrants ont été secourus vendredi et samedi en Méditerranée au cours d'une quarantaine d'opérations coordonnées depuis Rome par les gardes-côtes italiens et l'agence européenne Frontex. Ces faits ont été corroborés par plusieurs ONG.

Or ces dernières, en particulier SOS Méditerranéee et Médecins sans frontières (MSF), sont depuis plusieurs jours la cible d'attaques sur leur "complicité" présumée avec les passeurs qui opèrent en Libye, de la part de magistrats ou d'hommes politiques italiens.

"Cela ne peut plus durer"

M. Grandi a rappelé qu'en 2016, les ONG avaient secouru plus de 46'000 migrants en Méditerranéee centrale, soit plus de 26% de toutes les opérations de sauvetage. "Cette tendance se poursuit et s'élève à 33% depuis le début de l'année", a-t-il dit.

Ces nouvelles arrivées au cours du week-end portent à quelque 43'000 le nombre de migrants arrivés de Libye en Italie depuis le début de l'année, a rappelé le HCR, qui précise que plus de 1150 personnes ont trouvé la mort sur ce périple.

Cela "montre que les secours en mer n'ont jamais été aussi importants (...) et je demande urgemment de nouveaux efforts sur cette route dangereuse", a ajouté le Haut-commissaire.

"Cela ne peut plus durer (...). Il faut agir avant que des personnes soient capturées et exposées à d'horribles abus par des passeurs en Libye et dans d'autres pays de transit, et avant qu'elles n'embarquent sur des embarcations de fortune pour traverser la Méditerranée", a conclu M. Grandi.

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ATS