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L'Open Forum de Davos, la plateforme de discussions accessible à tous, a débuté jeudi. La première conférence était consacrée à une "gouvernance responsable en temps de crise". Parmi les orateurs: l'ancien Premier ministre britannique Gordon Brown et le ministre israélien de la Défense Ehud Barak.

A leurs côtés était assis Jean-Claude Trichet, l'ancien président de la Banque centrale européenne (BCE). Ce dernier a expliqué que la crise actuelle de l'économie était "la plus grave depuis la première guerre mondiale"

Les participants se sont toutefois mis d'accord sur les qualités requises pour un dirigeant: être visionnaire et avoir le courage d'implanter ses idées dans des conditions difficiles."Dans le moment le plus intense d'une bataille, au milieu de la destruction, il faut une boussole intérieure très puissante", a déclaré Ehud Barak.

Les orateurs ont abordé avec le public - très fourni - la question de la direction que doit prendre cette boussole, et donc du système de valeurs à adopter. Gordon Brown a tenté de fournir une réponse, en évoquant la notion d'empathie: "On doit pouvoir ressentir la douleur des autres".

Ouvert à tous

L'Open Forum se tient chaque année à Davos en même temps que le Forum économique mondial (WEF). Cette plate-forme de discussion a été instituée en 2003 par diverses ONG et intégrée au programme officiel du WEF. Le forum alternatif propose des discussions ouvertes à tous. Le public est invité à débattre avec des personnalités de la politique et de l'économie.

Cette année les discussions portent sur le multiculturalisme, les tensions religieuses et le futur du capitalisme. Six conférences sont agendées, auxquelles prendront part le chef de l'opposition britannique Ed Miliband ou le président de Barclays Capital Hans-Jörg Rudloff.

Ce forum suscite toutefois la controverse: certains n'hésitent pas à l'accuser de cautionner le WEF, en lui donnant l'apparence d'une plus grande ouverture. Certaines ONG, qui avaient participé par le passé à son organisation, s'en sont retirées.

ATS