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Albert Roesti estime que l'UDC aurait dû travailler davantage (archives).

KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

(sda-ats)

Le président de l'UDC, Albert Rösti, se dit "alarmé" de l'état du parti, après les élections cantonales de ces derniers mois, qui ont vu la formation stagner, voire reculer. "Nous sommes devenus un peu trop suffisants", s'inquiète-t-il samedi dans Le Temps.

"Nous avons eu beaucoup de succès jusqu'à maintenant et avons pensé que tout irait tout seul. Nous aurions dû travailler davantage, poser plus d'affiches, écrire davantage de lettres de lecteurs, faire du porte-à-porte", explique M. Rösti dans un entretien diffusé par le journal lémanique. Il souligne que tout le parti, "y compris la direction", est responsable de cette situation.

Le conseiller national bernois note que le phénomène s'est produit non seulement en Suisse romande, dans les cantons de Vaud, de Neuchâtel, du Valais et de Fribourg, mais également en Suisse alémanique, "où nos sections de Bâle-Campagne et de Soleure ont perdu du terrain".

Système majoritaire

Pour lui, même après un succès, "il faut se remettre en question, recommencer à zéro". "Nous avons grandi très vite. Peut-être avons-nous négligé l'adaptation des structures dans les cantons", s'interroge-t-il.

M. Rösti remarque que le programme politique de l'UDC est la "clé du succès" du parti lors des élections au système proportionnel. Mais pour les élections au scrutin majoritaire, "cela fonctionne moins bien".

"Nous n'allons pas ramollir notre programme juste pour obtenir des sièges dans les exécutifs", tempère-t-il, pointant l'échec de cette stratégie lors des élections cantonales à Fribourg.

ATS

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