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L'UE adopte les lignes directrices sur la relation avec Londres

Theresa May au centre de toutes les attentions jeudi et vendredi à Bruxelles

KEYSTONE/AP POOL EPA/OLIVIER HOSLET

(sda-ats)

Les 27 dirigeants de l'Union européenne (UE) ont adopté vendredi les lignes directrices de la future relation avec Londres à l'issue du Brexit. Juin a été fixé comme échéance pour des progrès sur l'épineuse question de la frontière irlandaise.

Avant de quitter ses homologues européens, la première ministre britannique Theresa May a souhaité une "nouvelle dynamique dans la négociation", pour un partenariat "fort" entre les deux blocs sur le plan économique et en matière de sécurité, malgré le divorce programmé fin mars 2019.

L'UE à 27 (sans la Grande-Bretagne, ndlr) a adopté sans difficulté les grandes lignes qui doivent guider le négociateur européen Michel Barnier et son équipe dans les discussions à venir sur "le cadre de la future relation" entre les deux blocs, qui vont s'ouvrir parallèlement aux négociations sur les conditions du divorce.

Les dirigeants ont salué les progrès réalisés dans la rédaction de l'accord de retrait, en particulier la définition des termes d'une période de transition, un projet de texte présenté en début de semaine par Michel Barnier et son homologue britannique David Davis.

"Nous franchissons aujourd'hui une étape décisive dans cette négociation", a fait observer M. Barnier en marge du sommet européen de Bruxelles. La future relation "devra respecter les principes et l'identité de l'UE et du marché unique", a-t-il prévenu.

Les 27 ont proposé à Londres un accord de transition de 21 mois, jusqu'au 31 décembre 2020, afin d'aider les entreprises britanniques à se préparer à la sortie de l'Union. Mais l'accord n'entrera en vigueur que si les deux parties s'entendent à la fois sur la frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord et sur celle entre l'Espagne et Gibraltar, comme l'a encore souligné vendredi le premier ministre irlandais Leo Varadkar.

Eviter une frontière "dure"

Ce point très important restait en suspens: le retour d'une frontière physique entre les deux Irlandes, ce que l'UE comme Londres veut éviter. "Les dirigeants évalueront en juin si la question irlandaise a été résolue, et comment procéder sur une déclaration commune sur notre future relation" avec le Royaume-Uni, a expliqué le président du Conseil européen, Donald Tusk.

Les Britanniques ont accepté d'intégrer dans l'ébauche d'accord de retrait actuellement sur la table l'option d'un "espace réglementaire commun" incluant l'UE et l'Irlande du Nord, au moins jusqu'à ce qu'une autre solution satisfaisante soit proposée.

Pour les Britanniques comme pour Leo Varadkar, "s'assurer d'avoir une relation aussi rapprochée que possible" avec Londres est le "meilleur moyen d'éviter une frontière 'dure'".

Quant aux Espagnols, ils ont entamé des discussions bilatérales avec Londres sur le cas, également complexe, de Gibraltar. "Nous espérons arriver à un accord dans les prochains mois", a déclaré vendredi le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

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