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L'Union européenne et Cuba ont ouvert mercredi à La Havane une nouvelle session de pourparlers en vue de normaliser leurs relations. Le délicat volet politique est au menu de ce nouveau round de 48 heures.

Les parties doivent "conclure les chapitres de la coopération et du commerce et entamer la discussion sur le volet du dialogue politique", ont annoncé les médias d'Etat cubains.

Profitant de la dynamique créée par le rapprochement avec les Etats-Unis, La Havane et Bruxelles se sont fixés comme objectif de conclure avant la fin de l'année un cadre de dialogue politique et de coopération qui normaliserait leurs relations.

Toutefois, un haut responsable européen a confié la semaine dernière que les parties auraient probablement du mal à respecter cette échéance malgré les avancées sur les questions commerciales et économiques. A l'issue d'une session de négociations en juin, des désaccords persistaient notamment sur des questions liées aux droits de l'homme.

"Les divergences ne sont pas nouvelles et n'ont pas été découvertes en juin. Nous sommes d'accord sur beaucoup de points, mais sur d'autres thèmes, nous sommes jusqu'à présent 'd'accord sur notre désaccord'", a expliqué le chef de la représentation de l'UE à Cuba Herman Portocarero, en référence à la délicate question des droits de l'homme.

Chercher le vocabulaire adéquat

M. Portocarero a toutefois confié son espoir de "trouver des formulations et un vocabulaire adéquats pour un accord-cadre permettant des positions évolutives". "Nous sommes en train de chercher un équilibre entre le droit international en matière de droits fondamentaux (...) et la position cubaine davantage focalisée sur le droit constitutionnel et la souveraineté nationale", a encore précisé M. Portocarero.

Dans le cadre de ces négociations lancées en avril 2014, Cuba souhaite que l'UE abandonne sa "position commune" qui depuis 1996 conditionne la coopération européenne avec le régime communiste à des avancées démocratiques.

De son côté, Bruxelles dit vouloir être en mesure de dialoguer de manière plus fluide avec La Havane. Bruxelles demande que Cuba signe ou ratifie enfin plusieurs traités internationaux sur les droits de l'homme.

ATS