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L'une des flambées d'Ebola les plus graves (OMS)

Ce contenu a été publié le 08 avril 2014 - 17:15
(Keystone-ATS)

L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola en Guinée est l'une des plus graves jamais enregistrées, a affirmé mardi à Genève le Dr Keiji Fukuda, directeur général adjoint de l'OMS. Elle se propage dans une large zone géographique, a-t-il souligné.

Le dernier bilan de l'épidémie en Guinée est de 157 cas suspects, avec 101 décès, dont 67 cas ont été confirmés en laboratoire. Vingt cas ont été signalés à Conakry, la capitale de la Guinée, a indiqué l'Organisation mondiale de la santé (OMS) lors d'une conférence téléphonique.

Au Libéria, 21 cas suspects ont été recensés, avec dix décès, dont cinq ont été confirmés en laboratoire. Dans trois autres pays, des cas ont été signalés, mais aucun cas n'a encore été confirmé, a précisé le Dr Stéphane Hugonnet, de retour de Guinée.

Analyses négatives au Mali

Au Sierra Leone, deux cas suspects d'Ebola chez des personnes venues de Guinée ont été signalés, mais aucun n'est confirmé. Au Ghana, le cas suspect s'est révélé négatif à l'Ebola. Enfin, neuf cas suspects ont été signalés au Mali, et les analyses de deux d'entre eux se sont révélées négatives.

"Cette partie de l'Afrique de l'Ouest n'a jamais connu d'Ebola auparavant, ce qui crée des difficultés dans les mesures de contrôle. Il est essentiel de communiquer pour éviter que des rumeurs alimentent la peur", a affirmé le Dr Fukuda.

Pendant trois à quatre mois

L'OMS s'attend à ce que l'épidémie continue de se propager. Le Dr Fukuda prévoit que des cas continuent d'apparaître en Guinée pendant trois à quatre mois.

La transmission se poursuit, a-t-il indiqué, et il serait prématuré de parler de déclin de l'épidémie. Il y a eu des cas de transmission directe à Conakry, pas seulement des cas importés du sud du pays, a précisé le Dr Hugonnet. Plus de 600 contacts des malades infectés ont été identifiés.

Le Dr Fukuda a souligné que les spécialistes savent comment contrôler la propagation de l'épidémie et qu'avec les précautions nécessaires, elle peut être stoppée. Il n'existe aucun vaccin ni médicament contre cette fièvre hémorragique, dont la mortalité peut aller jusqu'à 90%.

L'OMS a désormais 50 experts sur place et 17 autres doivent s'y joindre prochainement. D'autres organisations sont actives, comme Médecins sans frontières (MSF) et la Croix-Rouge.

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