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Présentée à Washington, une étude de l'Université d'Oxford porte sur l'utilisation des programmes informatiques autonome ("bots") sur les réseaux sociaux pour influencer la politique dans certains pays (image symbolique).

KEYSTONE/EPA/DIEGO AZUBEL

(sda-ats)

Une vague de "propagande" numérique, venant essentiellement de Russie via des programmes informatiques autonomes ("bots"), diffuse des informations erronées pour manipuler l'opinion publique dans le monde entier. Telle est la conclusion d'une étude britannique.

Présentée à Washington, cette étude de l'Université d'Oxford porte sur l'utilisation des "bots" sur les réseaux sociaux pour influencer la politique dans neuf pays: le Brésil, le Canada, la Chine, l'Allemagne, la Pologne, Taïwan, la Russie, l'Ukraine et les Etats-Unis.

"La propagande par ordinateur est l'un des nouveaux outils les plus puissants contre la démocratie", écrivent les directeurs de l'étude Philip Howard et Samuel Woolley. Les scientifiques notent que les traces de ces offensives proviennent principalement de Russie, mais aussi de Chine ou même des pays visés par cette propagande.

"Il y a un immeuble à Saint-Pétersbourg (en Russie) avec des centaines d'employés et des millions de dollars de budget dont la mission est de manipuler l'opinion publique" dans un certain nombre de pays, a détaillé Philip Howard mardi, lors d'une présentation à la presse. Les techniques russes consistent par exemple à diffuser de "multiples" publications "contradictoires", a poursuivi M. Howard.

"Semer la confusion"

"Il s'agit de semer la confusion. Il ne s'agit pas forcément de diffuser de fausses informations mais de rendre les gens tellement indifférents à la politique qu'ils n'ont plus envie de s'engager", a poursuivi Samuel Woolley.

L'équipe a analysé des dizaines de millions de publications sur sept réseaux sociaux pendant des élections, des crises politiques et divers "incidents" liés à la sécurité nationale. Aux Etats-Unis, l'étude estime que les "bots" ont eu une influence lors de l'élection présidentielle de 2016.

"Des armées de 'bots' qui suivent, retwittent ou 'likent' les publications d'un candidat le rendent ainsi plus légitime, et il semble davantage soutenu qu'il ne l'est réellement", écrivent encore les auteurs de l'étude.

Scandale

L'influence supposée de la Russie dans l'élection américaine, soupçonnée d'avoir favorisé Donald Trump au détriment de sa rivale Hillary Clinton, est au coeur d'un scandale aux Etats-Unis, avec des investigations sur une possible entente entre les autorités russes et l'équipe de campagne de M. Trump, lui-même très actif sur Twitter.

Depuis l'élection de ce dernier, Facebook a annoncé plusieurs initiatives pour collaborer plus étroitement avec les médias et limiter la diffusion de fausses informations.

ATS