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Une banque centrale doit savoir conserver un secret absolu en ce qui concerne les décisions de taux de change, estime Jean-Pierre Roth, dans les colonnes de "L'Agefi". L'ancien président de la Banque nationale suisse (BNS) considère que l'institut d'émission ne pouvait donner des signes avant-coureurs avant son annonce de jeudi.

La critique a été maintes fois lue ou entendue, exprimée parfois avec virulence, venant de chefs d'entreprises ou de responsables d'organisations faîtières pour manifester leur incompréhension de la décision de la BNS d'abandonner le cours plancher de 1,20 franc pour un euro. Elle est donc repoussée par Jean-Pierre Roth.

Pas de zone grise

"Dans le domaine des devises, la politique des banques centrales ne peut être que blanche ou noire, il n'y a pas la place pour une zone grise", insiste celui qui a présidé la BNS entre 2001 et fin 2009. Il n'était en conséquence pas question de divulguer une quelconque "indication préalable de changement de politique, indication forcément peu précise".

Et donner une indication préalable n'aurait fait qu'affoler les marchés, poursuit Jean-Pierre Roth. Au-delà, le Valaisan rappelle que l'instauration par la BNS d'un taux plancher de l'euro le 6 septembre 2011 constituait une mesure de sauvegarde, un "plan B" "face à une situation de turbulences en Europe".

Un pari perdu

"Le pari était clair: si les Européens sont en mesure de redresser leur situation, l'euro se raffermira de lui-même, remontera vers 1,30 franc, et le besoin d'un plancher disparaîtra automatiquement", explique Jean-Pierre Roth, 68 ans aujourd'hui.

"Un pari analogue avait été fait en 1978 lorsque, pour stopper l'appréciation du franc, la BNS avait déclaré qu'elle interviendrait sur les marchés afin que le mark allemand demeure 'deutlich über achtzig'", se souvient l'ancien président. A l'époque, le pari avait été gagnant car la situation s'était progressivement normalisée.

Le meilleur moment

Après la méthode elle-même, Jean-Pierre Roth revient dans son papier au moment choisi pour annoncer la fin du cours plancher. "Une fois le constat établi que la situation européenne n'allait pas s'améliorer, la décision de quitter le "plan B" s'imposait de lui-même. Il convenait de choisir le meilleur moment".

La BNS a choisi d'agir au plus vite pour éviter de devoir intervenir "massivement" sur les marchés pour défendre encore le plancher de la monnaie unique européenne. En cas d'attente supplémentaire, "la spéculation serait sortie vainqueur de la confrontation en engrangeant, en plus, un large profit".

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ATS