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Les Valaisannes et Valaisans votent le 10 juin sur le projet de candidature Sion 2026 pour les Jeux Olympiques d'hiver 2026. Concrètement, ils doivent se prononcer sur un soutien financier de 100 millions de francs du canton pour l'organisation des JO (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Le projet aurait dû être fédérateur. Il est devenu une source de conflit. A un mois du scrutin qui décidera de l'avenir de la candidature olympique Sion 2026, le Valais est divisé comme rarement.

Au bistrot, en société, même en famille Sion 2026 est presque devenu un sujet tabou. L'aborder provoque à coup sûr l'escalade verbale dès qu'un opposant et un partisan sont face à face. Au point que plutôt que de courir le risque d'un assaut de paroles, parfois peu amènes, beaucoup préfèrent éviter la confrontation.

Sur les réseaux sociaux, le ton est souvent très agressif. Les positions des uns et des autres sont très tranchées. Un sondage commandé par les médias valaisans a confirmé la division du canton au début mai. Opposants et partisans sont pratiquement à égalité et 7% des sondés avouent leur indécision.

Les finances préoccupent

La question financière est la principale inquiétude. Et ce sera l'objet mis en votation le 10 juin. Les Valaisannes et Valaisans devront se prononcer sur un soutien financier du canton, d'un montant maximal de 100 millions de francs, pour l'organisation des JO d'hiver Sion 2026.

Les opposants, Verts, PS, UDC et organisation écologiques, pointent du doigt l'incertitude financière du projet et un budget sous-évalué. Et si au final il devait y avoir un déficit, ils demandent qui payerait alors la facture.

Ministre valaisan des sports et vice-président de l'association Sion 2026, Frédéric Favre rétorque qu'il n'y aura pas de déficit. Il n'y aura aucune infrastructure à construire, le projet prévoit d'utiliser l'existant là où il se trouve en Suisse, il n'y a donc pas de risque de perte.

L'argument peine à convaincre et surtout ne dit rien sur la question de qui épongerait une éventuelle perte. Théoriquement, la ville hôte, en qualité de signataire du contrat avec le CIO, serait responsable.

Mais le détail du contrat, que l'Etat du Valais et Swiss Olympic devraient pouvoir cosigner, ne sera connu qu'après la votation. Pour Cyrille Fauchère (UDC), conseiller communal à Sion, cela revient à d'abord signer le bail avant de connaître le coût du loyer.

Manque chronique d'enthousiasme

Les partisans ont axé leur campagne sur l'aspect festif et sportif de l'événement. Ils veulent tenter de provoquer l'enthousiasme. Sans succès selon le président des Verts valaisans, Jean-Pascal Fournier, qui n'a pas constaté d'engouement populaire autour de ce projet.

Mais l'enthousiasme n'était pas la qualité première des deux précédentes campagnes, en 1994 et en 1997 pour les candidatures aux jeux de 2002 et de 2006. L'électorat manifestait alors les mêmes craintes au sujet des finances. Il avait tout de même voté oui.

En 1994, il s'agissait d'accepter une garantie de déficit cantonale de 30 millions de francs pour un budget de 650 millions de francs. Le peuple a accepté à 61%. Trois ans plus tard, l'électorat a accepté à 67% une garantie de déficit de 30 millions et un engagement financier cantonal du même montant pour un budget de 930 millions de francs. Un mois avant le vote, les sondages donnaient dans les deux cas une large victoire du oui.

Multiples doutes

Contrairement aux deux précédentes campagnes, l'opposition au projet dépasse largement le seul aspect financier. Le dossier des transports est critiqué. Les promoteurs du projet prévoient 80% de déplacements en transports publics.

Pour les opposants, cet objectif est illusoire. La surcharge sur la ligne ferroviaire du Simplon sera telle aux heures d'affluence qu'il sera difficile d'éviter l'effet "train bondé". Et si la part de 80% n'est pas respectée, l'impact sur le réseau routier et les parkings sera significatif. L'autoroute A9, déjà surchargée aux heures de pointe, devra absorber quotidiennement 10'000 véhicules supplémentaires.

Et depuis le début du siècle, la notion de réchauffement climatique a fait son apparition. Alors que le ski paraissait encore indémodable dans les années 1990, il a moins la cote aujourd'hui. Selon les Remontées mécaniques valaisannes, le nombre de journées skieurs a diminué de 22% au cours des dix dernières années.

L'organisation de JO d'hiver dans les Alpes est une mauvaise réponse aux défis touristiques du 21e siècle, selon les opposants. Des jeux d'hiver ne correspondent plus à aux attentes d'une clientèle qui ne cherche plus le ski comme principale activité de loisirs.

L'électorat valaisan donnera sa réponse le 10 juin. Un oui ne marquerait que le début du chemin vers l'organisation des JO. Dès l'automne, les chambres fédérales débattront de l'appui financier de la Confédération. Un montant d'un milliard de francs est évoqué. Puis le dossier de candidature devra être remis au CIO le 11 janvier 2019. Le CIO désignera la ville hôte des JO 2026 en octobre 2019 à Milan.

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