La Chine injecte des milliards pour soutenir son économie

La banque centrale chinoise a annoncé une baisse du ratio de réserve obligatoire des petites banques commerciales, libérant 400 milliards de yuans (55,1 milliards de francs) pour soutenir une économie fragilisée par l'épidémie de Covid-19 (archives). KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein sda-ats
Ce contenu a été publié le 03 avril 2020 - 13:33
(ATS)

La banque centrale chinoise a annoncé vendredi une baisse du ratio de réserve obligatoire des petites banques commerciales, libérant 400 milliards de yuans (55,1 milliards de francs) pour soutenir une économie fragilisée par l'épidémie de Covid-19.

Ce ratio, qui oblige les banques à conserver des liquidités auprès de la banque centrale, sera abaissé dans une proportion d'un point de pourcentage en deux temps, les 15 avril et 15 mai, a précisé dans un communiqué l'institut d'émission.

Cette mesure vise à alléger la pression sur les établissements financiers de petite et moyenne taille pour les encourager à accorder davantage de crédits, à des conditions plus favorables, aux entreprises.

La dernière baisse remontait au 13 mars. Pékin avait alors réduit le taux de réserve obligatoire d'un demi-point, injectant environ 70 milliards d'euros dans l'économie.

La banque centrale a également indiqué qu'elle réduirait à partir du 7 avril le taux d'intérêt sur les réserves excédentaires des banques, de 0,72% à 0,35%.

Paralysie virale

L'opération, une première depuis 12 ans, vise à inciter les établissements bancaires à libérer davantage de fonds.

Pour soutenir une économie à la peine après plus d'un mois de paralysie pour cause d'épidémie, Pékin a appelé à plusieurs reprises les banques à prêter davantage aux petites et moyennes entreprises. Les PME sont les plus fragilisées mais aussi les plus dynamiques en terme d'emploi.

Mardi, le gouvernement a notamment annoncé le déblocage de 1.000 milliards de yuans (130 milliards d'euros) pour soutenir ces entreprises.

L'épidémie, qui a eu de graves répercussions sur la production et le fonctionnement des entreprises, a pratiquement mis à l'arrêt le pays en février au moment où des centaines de millions de Chinois tétanisés par le virus se terraient chez eux.

Depuis, l'activité reprend à la faveur d'une levée progressive des mesures anti-épidémie, mais les conséquences sur l'économie devraient se prolonger.

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