La Chine va donner 2 milliards aux pays touchés par le Covid

Le président chinois Xi Jinping demande des réserves mondiales de matériel pour faire face aux futures pandémies (archives). KEYSTONE/AP Xinhua/YAN YAN sda-ats
Ce contenu a été publié le 18 mai 2020 - 13:00
(ATS)

Le président chinois Xi Jinping veut des réserves mondiales de matériel face aux futures épidémies. Il a annoncé lundi deux milliards d'aide aux pays en développement affectés par le Covid. Le secrétaire général de l'ONU a lui ciblé les Etats qui ne suivent pas l'OMS.

Il faut établir "une communauté de santé pour l'humanité", a dit M. Xi dans son discours au premier des deux jours de l'Assemblée mondiale de la santé. Accusé par Washington de cacher des données, il a répété que la Chine avait partagé rapidement ses composantes sur la pandémie.

Il a salué le rôle de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et a appelé aussi à augmenter le soutien "politique et financier". Mais il demande une amélioration de la gouvernance mondiale de la santé. Et des réserves mondiales de matériel pour pouvoir répondre plus rapidement. Outre son enveloppement de deux milliards de dollars, Pékin promet d'oeuvrer à un "bien commun mondial" quand un virus aura été trouvé, en permettant que des doses puissent arriver dans tous les pays.

"Devant ces menaces mondiales, mortelles, nous devons trouver une nouvelle unité, une nouvelle solidarité", a affirmé de son côté le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. "Nous n'avons pas le droit de nous diviser", a renchéri le président français Emmanuel Macron. "Nous avons besoin d'une OMS forte", a-t-il dit.

La réunion des 194 membres de l'organisation, raccourcie par rapport aux autres années, a été organisée pour la première fois en ligne. Selon le secrétaire général, la réponse n'a pas été unie. "Les pays ont suivi des stratégies différentes, parfois contradictoires, et nous en payons tous le prix fort". Beaucoup ont ignoré les recommandations de l'OMS, affirme M. Guterres. "Nous traverserons cette épidémie ensemble, ou nous échouerons", dit-il.

Probables investigations sur l'OMS

Désormais, il est inquiet face à une nouvelle vague qui pourrait avoir des conséquences "dévastatrices", notamment dans les pays du Sud. Autre préoccupation, il répète que les réponses sanitaires et économiques ne doivent pas être opposées. "Si nous ne contrôlons pas la propagation du virus, l’économie ne s’en remettra jamais", a-t-il également insisté.

Après la pandémie, les sociétés devront être plus égalitaires et plus centrées sur les droits de l'homme, a expliqué M. Guterres. La situation après la pandémie doit s'accompagner d'efforts plus durables face au climat, à davantage de protection sociale pour les travailleurs et à la santé pour tous.

Un consensus semble se dégager autour d'un projet de résolution pour une évaluation "dès que possible" et la plus large et indépendante possible de l'action de l'OMS dans cette crise. Si celui-ci est approuvé, l'efficacité des mécanismes de l'organisation et le fonctionnement du Règlement sanitaire international seront notamment analysés. Ciblée sur Ebola il y a quelques années, l'OMS avait déjà lancé une réforme pour être mieux dotée face aux situations d'urgence comme les épidémies.

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