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Environ 4000 personnes avaient manifesté en janvier dernier à Lausanne contre le plan de financement de la Caisse de pensions de l'Etat de Vaud (archives).

KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD

(sda-ats)

Victoire d'étape pour les fonctionnaires vaudois: le conseil d'administration de la Caisse de pensions de l'Etat (CPEV) propose de ne pas modifier leurs conditions de travail et de retraite jusqu'à fin 2022.

La nouvelle est tombée discrètement jeudi soir. Peu avant l'assemblée du personnel de la fonction publique, le conseil d'administration de la CPEV a annoncé qu'il voulait bien repousser l'entrée en vigueur du plan de financement 2019. En d'autres termes, pas de relèvement de l'âge de la retraite de deux ans avant début 2023.

Dans un communiqué, la CPEV explique ce changement de cap par la prise en compte des "excellents" résultats 2017. "Sur la base de ces nouvelles données, le Conseil d'administration a pris la décision (...) de mettre formellement en consultation un plan actualisé qui prévoit une entrée en vigueur du relèvement de l’âge de retraite au 1er janvier 2023", peut-on lire.

Joie des syndicats

Cette nouvelle position du conseil d'administration rejoint celle défendue par les syndicats et le Conseil d'Etat. "On a gagné! Les conditions actuelles sont pérennisées", lâche vendredi à l'ats David Gygax, secrétaire syndical chez SSP-Vaud. Idem pour Aristides Pedraza du syndicat SUD qui parle d'un "succès significatif dans la mesure où durant quatre ans, le plan est suspendu".

Et tous deux d'évoquer la "mobilisation incroyable" des fonctionnaires en janvier dernier pour expliquer ce revirement. Ils étaient en effet nombreux, environ 4000, à défiler dans les rues de Lausanne pour manifester leur opposition au plan de révision. "Les experts se sont plantés, c'est pas à nous de payer" ou encore "Plan retraite, plan traître", scandaient-ils.

Hors de question pour eux de passer à nouveau à la caisse après le plan de recapitalisation entré en vigueur en 2014. Et les syndicats, SSP, SUD et FSF jugeaient ce plan "prématuré et trop pessimiste".

Pas fini

Reste que le sujet n'est pas clos. Le conseil d'administration rappelle que la CPEV doit attester de sa capacité à atteindre un degré de couverture de 80% d'ici 2052. Et ajoute "qu'il souhaite que les partenaires sociaux s’engagent à ouvrir des négociations en 2021 au plus tard, en vue de la prochaine analyse quinquennale exigée par la législation fédérale".

Interrogé par l'ats, Christian Budry, président du conseil d’administration de la CPEV, précise que "les négociations serviront à décider si les mesures du plan prévues entreront en vigueur au 1er janvier 2023 ou si des alternatives pourront être adoptées". La situation économique de la CPEV sera prise en compte le moment venu.

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ATS