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A l'occasion du premier anniversaire de l'apparition officielle du virus Ebola en Afrique de l'Ouest, la Fédération internationale de la Croix-Rouge a lancé vendredi une campagne: "Des mots contre Ebola". Elle vise à rappeler que l'épidémie est loin d'être terminée.

L'indifférence et le silence sont maintenant les plus grands ennemis de la lutte contre la maladie pour arriver à zéro cas, a averti la Fédération. L'épidémie d'Ebola a contaminé près de 25'000 personnes et fait 10'216 morts en un an.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de nouveaux cas est à nouveau en hausse: 150 cas ont été confirmés dans la semaine allant jusqu'au 15 mars, contre 116 la semaine précédente.

Hausse des cas en Guinée

La Guinée a rapporté au cours de la dernière semaine le plus grand nombre de nouveaux cas d'Ebola depuis le début de l'année, soit 95. Au Sierra Leone, 55 nouveaux cas ont été enregistrés.

Aucun nouveau cas n'a été recensé au Libéria pour la troisième semaine consécutive; il faut cependant 42 jours pour considérer que la transmission est complètement interrompue.

Les nouveaux cas en Guinée et au Sierra Leone sont circonscrits autour des deux capitales Conakry et Freetown, mais la population étant très mobile, les humanitaires préviennent que de nouveaux foyers peuvent apparaître ailleurs.

La campagne "Des mots contre Ebola" vise à éviter que les victimes soient discriminées et que les progrès réalisés jusqu'ici soient remis en cause.

Stigmatisation

"Nous continuons à expérimenter un niveau important de stigmatisation et de discrimination et cela a un effet très négatif sur la réponse", a affirmé lors d'une conférence de presse à Genève le secrétaire général de la Fédération Elhadj As Sy.

"Ce n'est pas le moment de baisser la garde, il faut au contraire se mobiliser pour arriver à zéro cas", a-t-il ajouté. La Croix-Rouge prévient que dans certains endroits, des enterrements non sécurisés se poursuivent. Certaines communautés locales continuent de refuser de travailler avec le personnel de santé, parfois victime d'agressions.

"Il faut des mots pour briser la stigmatisation contre les travailleurs de la santé et les rescapés, pour éduquer les gens à la prévention, pour exprimer sa solidarité et dire aux personnes touchées: nous ne vous laissons pas tomber, ensemble nous pouvons vaincre l'Ebola", a déclaré M. Elhadj As Sy.

Premier cas confirmé le 22 mars 2014

L'Institut Pasteur de Lyon avait confirmé le 22 mars de l'an dernier le premier cas d'Ebola en Guinée. Des cas suspects étaient toutefois apparus depuis décembre 2013, mais sans confirmation formelle.

Pour combattre l'épidémie, la Fédération a lancé en un an des appels pour un montant de cent millions de francs. Plus de 4500 volontaires des sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont encore actifs en Afrique de l'Ouest. Ils ont contribué depuis un an à sécuriser les enterrements de plus de 15'000 personnes (morts ou non du virus Ebola).

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ATS