Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Birgeria americana vivait il y a 250 millions d'années et chassait à la manière du requin blanc.

Nadine Bösch

(sda-ats)

Des chercheurs zurichois et américains ont identifié un nouveau poisson prédateur du Trias. Birgeria americana vivait il y a 252 millions d'années, ce qui montre que la faune aquatique s'est remise plus tôt que supposé de l'extinction de masse Permien-Trias.

Cette extinction qui marque la limite de ces deux périodes géologiques est la plus importante qu'ait connue la planète. Jusqu'à 90% des espèces marines et 70% des espèces terrestres ont disparu.

Jusqu'ici, on supposait que la biodiversité s'était rétablie en plusieurs phases au cours des cinq millions d'années suivantes. Et ce n'est que plus tard, il y a 247 à 235 millions d'années, que les grands prédateurs au sommet de la chaîne alimentaire auraient refait leur apparition.

Une thèse aujourd'hui contredite par la découverte dans le désert du Nevada, en Amérique du nord, d'une tête fossilisée de cette espèce jusqu'ici inconnue. Birgeria americana faisait environ 1,8 mètre de long et avait des dents pointues atteignant deux centimètres. Il peuplait les mers qui recouvraient ces régions il y a 252 à 247 millions d'années et chassait à la manière de l'actuel requin blanc.

"Americana" devient ainsi le plus ancien représentant du genre Birgeria, et cela à une époque pour laquelle on ne dispose pratiquement pas de fossiles de vertébrés, selon ces travaux publiés dans le Journal of Paleontology. Les scientifiques en concluent que la chaîne alimentaire s'est rétablie plus rapidement que l'on pensait, avec des espèces dominantes déjà au début du Trias.

ATS