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Une centaine de personnes ont manifesté pour soutenir le mouvement de grève au sein de la buanderie de l'Hôpital fribourgeois.

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

La grève s'est poursuivie mardi à la buanderie de l'Hôpital fribourgeois (HFR) pour protester contre la privatisation annoncée de la gestion du linge. Le mouvement sera suspendu mercredi, car une rencontre aura lieu avec le bureau du conseil d'administration de l'HFR.

Selon résultat de ce rendez-vous, le personnel décidera de continuer ou non la grève, a indiqué mardi le syndicat des services publics (SSP). Et de rappeler ses revendications: étudier si une buanderie publique centralisée à Fribourg est possible, négocier avec le personnel une fois les résultats connus, et garantir par écrit un emploi équivalent quelle que soit la décision.

Le syndicat rejette la critique d'une grève "inadéquate" comme l'a reproché la direction de l'HFR. Pour défendre son outil de travail, les emplois et les salaires, le personnel n'avait plus d'autre choix, dit-il. En début de soirée, une centaine de personnes ont manifesté devant le HCR en signe de solidarité avec les grévistes.

Salaires plus bas

L'HFR motive son intention de privatiser la buanderie par plusieurs raisons, notamment la vétusté des installations du site de Fribourg et le faible volume de linge traité sur celui de Tavel. Cette option éviterait un investissement de 18,8 millions de francs dans un domaine éloigné de la mission de base de l'hôpital.

Une trentaine de postes sont concernés. L'établissement souhaite proposer au personnel des solutions via la mobilité interne, un poste équivalent, ou une retraite anticipée.

Mais dans cette branche, les salaires mensuels versés dans le privé sont 1000 à 1500 francs plus bas que ceux octroyés au personnel de l'HFR, souligne le syndicat. Et celui-ci craint qu'une telle privatisation n'ouvre la porte à l'externalisation d'autres secteurs comme l'intendance, la cuisine, "voire même les soins".

ATS

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