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La Grande barrière de corail australienne menacée par des gravats

Ce contenu a été publié le 01 mai 2014 - 10:38
(Keystone-ATS)

L'Unesco a condamné jeudi le feu vert des autorités australiennes au déversement de gravats de dragage dans les eaux de la Grande barrière de corail. L'organisation a menacé de la placer sur la liste des sites du Patrimoine mondial en péril.

Le gouvernement australien a récemment autorisé l'extension d'un port d'exportation de charbon alors que le directoire du Parc marin de la Grande barrière de corail (GBRMPA) a approuvé le rejet de trois millions de m3 de déchets de dragage dans les eaux du parc.

Moitié des coraux disparus

Les écologistes craignent une détérioration plus rapide encore de l'état du récif. Il a déjà perdu plus de la moitié de ses coraux au cours des trois décennies passées sous l'effet de facteurs météorologiques, climatiques et industriels.

L'Unesco a "pris acte avec préoccupation" et "regret" de la décision des autorités australiennes. Elle a demandé à Canberra de fournir un nouveau rapport au Comité du patrimoine mondial démontrant l'innocuité de ces déversements.

De façon générale, l'Unesco se dit inquiet du "grave déclin" de la Grande barrière et recommande au comité d'étudier son inscription en 2015 sur la liste du patrimoine en péril "en l'absence de progrès significatifs".

Valeur universelle "exceptionnelle"

L'Australie a défendu en février son bilan dans la protection de la Grande barrière. "L'exceptionnelle valeur universelle et l'intégrité de la Grande barrière de corail demeurent largement intactes", estimait notamment le ministre de l'Environnement Greg Hunt.

Selon un rapport gouvernemental, l'Australie a fait une priorité de la lutte contre une étoile de mer coralliphage. Elle s'efforce aussi de réduire les dépôts de sédiments et de nitrates provenant en particulier de l'agriculture.

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