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Emmanuel Macron lors de son discours en Corse à l'occasion de la commémoration de l'assassinat du préfet de l'île Claude Erignac.

Keystone/EPA/LUDOVIC MARIN / POOL

(sda-ats)

Le président français Emmanuel Macron a assuré mardi que la justice serait rendue sans amnistie en Corse à l'occasion de la commémoration de l'assassinat du préfet de l'île Claude Erignac. Il a ainsi balayé une des revendications majeures des nationalistes au pouvoir.

"La Corse, terre de fierté et de dignité, a été salie par ce crime" commis le 6 février 1998 par un commando nationaliste, a estimé le chef de l'Etat, au premier jour de sa visite officielle sur l'île.

"C'est pour cela qu'elle s'est levée parce qu'elle ne voulait pas qu'on la croie comptable ni coupable de cette ignominie, parce qu'elle ne voulait pas que certains au nom de la Corse se fassent une gloire de ce forfait en l'habillant du bon nom de résistance", a-t-il ajouté, devant la veuve et les deux enfants du préfet.

En inaugurant la place Claude Erignac, "nous scellons notre union indéfectible dans la République", a-t-il ajouté. "Il aura fallu cet odieux attentat pour que nous comprenions combien que ce qui nous unit est plus fort, plus durable, que ce qui nous divise".

Discours très attendu mardi

La "justice de la République a été rendue et elle sera suivie, sans complaisance, sans oubli, sans amnistie", a assuré le chef de l'Etat, sous les applaudissements. Interrogé par Reuters, le président de la collectivité territoriale de Corse, Gilles Simeoni, s'est refusé à commenter ces déclarations dans l'immédiat.

Le président français a entamé mardi une visite de deux jours en Corse, où les nationalistes engrangent les succès électoraux et posent un défi au dirigeant d'un des Etats les plus centralisés d'Europe.

A la tête de l'Assemblée régionale, les dirigeants nationalistes, en quête de plus d'autonomie, ont appelé M. Macron à un "dialogue sans tabou" sur l'avenir de l'île méditerranéenne afin de résoudre le casse-tête qui se pose depuis des décennies aux gouvernements successifs. Le président doit prononcer mercredi un discours très attendu sur sa vision de la Corse.

Les dirigeants corses ne demandent pas l'indépendance de l'île mais un "véritable statut d'autonomie" et la reconnaissance de sa spécificité, par son inscription dans la Constitution française. Ils réclament un statut fiscal et social spécial, la co-officialité de la langue corse et le rapprochement des prisonniers corses détenus en France continentale.

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ATS