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En donnant plus d'iode à une vache, on enrichit son lait et contribue ainsi à lutter contre les carences auprès de la population (archives).

KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER

(sda-ats)

Les fromages pourraient contenir davantage d'iode. Mais il faut aussi que les vaches consomment davantage de cet oligo-aliment pour enrichir leur lait. Le Conseil fédéral entend suivre la question de très près.

Dans une interpellation, la conseillère nationale Valérie Piller Carrard (PS/FR) s'inquiète des carences en iode, notamment chez les femmes enceintes. Dans sa ligne de mire, les fromages.

En 1994, 90% des fromageries utilisaient du sel iodé. Mais par crainte d'une mauvaise acceptation dans les pays voisins, elles y ont complètement renoncé en 2008.

L'Office fédéral de la sécurité alimentaire continuera de chercher le contact avec la filière fromagère pour parvenir à une meilleure acceptation et à une utilisation accrue du sel iodé, assure le gouvernement dans sa réponse publiée jeudi. Mais le problème est plus large.

Des études de 2015 ont montré qu'il est impossible d'améliorer la couverture des besoins en iode des femmes enceintes et allaitantes par la seule utilisation accrue de sel de cuisine iodé dans l'industrie alimentaire. D'autres mesures doivent être étudiées.

Les vaches aussi

On pourrait ainsi davantage enrichir les aliments pour animaux, pour augmenter indirectement la teneur en iode dans le lait et la viande. Autre piste: une information ciblée de la population suisse sur l'importance des compléments alimentaires iodés durant la grossesse. Le Conseil fédéral compte de toute façon inscrire la prophylaxie par l'iode dans la Stratégie suisse de nutrition.

Une carence peut provoquer des troubles de la santé (notamment le goitre), voire des handicaps très graves (crétinisme). En Suisse, les sols pauvres en iode des régions alpines et une consommation plutôt faible de poissons de mer posent problème.

Des mesures ont été prises depuis un siècle. Du sel iodé est disponible depuis les années 1920. La teneur en iode du sel de cuisine a été portée de 20 à 25 mg/kg en 2014.

ATS

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